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Début du mois de Ramadhan : à l’ombre des perturbations internationales, et des effets de la spéculation

Les répercussions découlant de l’invasion russe sur l’Ukraine, sur l‘ordre économique mondial commencent à prendre des dimensions plus qu’insoupçonnées.

Alors que l’isolement de la Russie des scènes médiatique et économique et bancaire, a été clairement opéré à travers les sanctions émises, les indicateurs des marchés internationaux de matières premières s’affolent et défient toutes les règles de logiques et de gestion.

En premier, le marché pétrolier affiche une envolée des prix qui ne sera pas sans retombés, notamment pour les pays exportateurs, et marquera par conséquent la négociation d’un virage important pour l’OPEP.

Par ailleurs, celui des céréales, notamment le blé, le maïs et le gaz, qui ont explosé,  mettent les pays dépendant de la Russie et de l’Ukraine pour ces matières, tel que l’Allemagne et l’Italie.

C’est dire que l’application des sanctions s’est traduite sur le terrain par un chamboulement au niveau des places boursières, qui, en quelques heures ont connu des effets inflationnistes inédits. Le fait de recourir à des changements majeurs dans les règles régissant le système bancaire mondial, à l’image du retrait de la Russie du système SWIFT, a engendré des conséquences lourdes qui ont affecté les principales bourses du monde.

Dans ce chamboulement, l’Algérie s’apprête à accueillir le mois de ramadhan dans une conjoncture marquée par des hausses chroniques de prix des produits alimentaires, mais se trouve devant une opportunité économique des plus intéressantes depuis la crise de 2014.

Car il y a lieu de convenir que la crise ukrainienne intervient à un moment où l’Algérie négocie un virage déterminant pour la relance de l’économie nationale, et vise à travers les différentes étapes politique traversés, notamment le renouvellement des institutions, et l’assainissement de l’administration, mettre en place les nouveaux paradigmes qui permettent justement d’acter des changements profonds.

Une opportunité que se profile à travers l’embellie qui marque les marchés du pétrole et du gaz, aux allures de redistribution des cartes, qui a contraint d’une part les Etats unis d’Amérique de recourir à leur stock stratégique pour stopper les effets inflationnistes, notamment sur les prix du carburant.

Alors que l’Espagne s’enlise dans des positions politiques qui pourraient lui coûter une révision de ses approvisionnements en gaz Algérien. Ce qui en soi représente une mise en garde envers la prise de position espagnole sur le conflit au Sahara occidental.

Or, devant ces nouvelles données qui annoncent une période faste pour l’économie nationale, et face aux efforts incessants des pouvoirs publics pour éradiquer les obstacles, encourager l’investissement, lever les contraintes, et relancer l’appareil industriel, les pénuries, et les hausses des prix des produits alimentaires, renseignent sur les effets grandissants de la spéculation.

Notamment au début du mois sacré ou des actions lourdes ont été relancées pour contrecarrer cette menace permanente. Il s’agit de déstockage de pommes de terres, organisation de 150 marchés de proximité, dont 900 points de vente pour les viandes, importations de blé, et autres mesures, les pouvoirs publics s’activent à quelques jours du mois de ramadhan, pour éviter le pire.

Alors que le marché de la consommation se trouve en proie à toutes formes de perturbation, marqué par une série de pénuries et de crise telle que celle de l’huile de table, la hausse des prix des produits phares, annonce un début du mois sacré dans le stress et la tourmente de la privation.

Une effervescence qui vise à mettre toutes les autorités concernées en orbite autour de ce mois, pour essayer de sortir du marasme qui caractérise cette organisation depuis des années.  

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