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Enseignement supérieur : mesures pratiques pour la formation d’enseignants-chercheurs en langue anglaise

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a appelé dimanche au recensement des enseignants que le secteur entend former en langue anglaise d’ici la fin de l’année universitaire 2022-2023, a indiqué un communiqué du ministère.

« Dans le cadre du renforcement de la place de la langue anglaise dans les établissements d’enseignement supérieur et du suivi de l’évaluation de la démarche de formation d’enseignants en langue anglaise, le ministère de tutelle a adressé une correspondance aux présidents des conférences régionales des universités comprenant les principales orientations et les indicateurs fixés par le ministre de l’Enseignement supérieur pour le recensement des enseignants que le secteur entend former d’ici la fin de l’année universitaire 2022-2023 », a précisé le communiqué, repris par l’agence APS.

La démarche prévoit « la formation d’au moins 80% des enseignants de sciences et technologie et de 100% des enseignants de sciences sociales et humaines et des enseignants de sciences médicales assurant les unités horizontales », selon la même source. 

Les établissements universitaires disposant de Centres d’enseignement intensif des langues ou de départements de langue anglaise doivent « assurer la formation de leurs enseignants ».

Une plateforme de télé-enseignement dédiée à la formation des enseignants en langue anglaise sera mise à la disposition du reste des établissements à compter du 1er décembre 2022.

Les établissements universitaires disposant de formateurs maîtrisant la langue anglaise doivent lancer l’enseignement des matières qu’ils dispensent en anglais dès l’année universitaire en cours, a conclu le communiqué.

Sur les 62.000 enseignants universitaires, seulement 1.000 d’entre eux maîtrisent l’anglais.

Pour rappel, l’Algérie est confrontée à un manque d’ensegnants universitaires maitisant la langue anglaise. En avril 2021, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdelbaki Benziane avait révélé que sur les 62.000 enseignants exerçant dans les différents établissements supérieurs, seulement 1.000 d’entre eux maîtrisent l’anglais.

En janvier de la même année, l’Algérie avait envoyé 140 étudiants pour être formés à l’Université irlandaise de Limerick (UL) dans le cadre de la préparation du passage du français à l’anglais comme langue d’enseignement à l’université.

L’Algérie a consacré 10 millions d’euros pour ce programme dans lequel les étudiants algériens feront un doctorat de 4 ans à l’université irlandaise, avait rapporté le médias irlandais Laois Nationalist.

L’université en question avait indiqué que « le partenariat s’inscrit dans le cadre d’une initiative de l’Algérie visant à passer du français à l’anglais comme langue officielle d’enseignement et d’apprentissage au troisième niveau ».

Il convient également de rappeler que l’Algérie a introduit cette année l’enseignement de la langue anglaise à partir de la troisième année du cycle primaire. A cet effet, 5.000 enseignants ont été recrutés et un manuel de langue anglaise a été imprimé.

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