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Le pétrole en baisse après la reprise du trafic maritime en mer Rouge

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Les prix du pétrole se sont nettement repliés mercredi, perdant l’essentiel du terrain gagné la veille, alors que le trafic maritime a repris en mer Rouge.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en février, a reculé de 1,78%, repassant sous la barre des 80 dollars, à 79,65 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, a lâché 1,93%, à 74,11 dollars.

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Les craintes d’attaques en mer Rouge par des rebelles Houthis basés au Yémen, qui se disent solidaires du Hamas palestinien dans sa guerre contre Israël à Gaza, se sont dissipées grâce notamment à la mise en place sous la houlette des États-Unis d’une force multinationale de protection maritime.

Les États-Unis patrouillent en effet dans cette région stratégique du globe au sein d’une coalition internationale destinée à protéger le trafic maritime. « Il y a beaucoup de tumulte dans cette région maritime, mais le fait est que les États-Unis sont montés au créneau et, avec l’Europe, ont mis en place une force de protection », qui a permis aux transporteurs maritimes de reprendre la route, a noté John Kilduff, analyste d’Again Capital, interrogé par l’AFP.

Des bâtiments de l’armateur CMA-CGM sont revenus en mer Rouge et ceux de son concurrent Maersk se préparaient à faire de même. Plusieurs géants du transport maritime mondial avaient annoncé à la mi-décembre suspendre le passage de leurs navires en mer Rouge, une route commerciale majeure, après des attaques perpétrées par les rebelles Houthis. De nombreux navires ont commencé à emprunter la route du Cap de Bonne-Espérance, tout au sud de l’Afrique, se lançant dans un long et coûteux détour.

Après avoir bondi mardi en raison notamment de ces risques en mer Rouge, les cours du brut se sont vite repliés, « la réalité montrant que même s’il y a eu augmentation des coûts et des durées de transport, il n’y a pas eu de rupture d’approvisionnement », a expliqué John Kilduff.

L’analyste soulignait par ailleurs que le temps clément de cet hiver aux États-Unis comme en Europe ne soutenait guère la demande de fioul de chauffage, ce qui n’est pas favorable aux cours du brut. « Le temps n’est pas très coopératif. On s’attend à un réchauffement important au milieu du mois de janvier aux États-Unis. Encore une fois, l’hiver va être un flop en terme de demande de chauffage », a relevé M. Kilduff.

AFP

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