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Le pétrole frôle les 90 dollars

Le baril de Brent de mer du Nord a frôlé mercredi les 90 dollars, porté par son élan ainsi que par le relèvement de la prévision de demande de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), rapporte l’agence AFP.

Le baril de Brent de mer du Nord pour livraison en mars a gagné 1,06% pour terminer à 88,44 dollars, à Londres. Plus tôt, il avait atteint 89,17 dollars, pour la première fois depuis début octobre 2014, précise l’AFP, qui ajoute qu’à New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) avec échéance en février a pris 1,79% pour clôturer à 86,96 dollars. Depuis fin 2021, le WTI a engrangé 15%.

Dans une note, Craig Erlam, analyste d’Oanda, cité par la même source, a indiqué que l’AIE « a confirmé que le marché avait l’air plus tendu que prévu, du fait d’une demande plus soutenue, malgré (le variant du coronavirus) Omicron et l’incapacité de l’OPEP+ (pays de l’OPEP et leurs alliés) à atteindre ses objectifs de production ».

L’Agence internationale de l’énergie a relevé de 200.000 barils par jour son estimation de demande mondiale en 2022, pour la porter à 99,7 millions de barils par jour. « Si la demande continue à croître fortement ou que l’offre déçoit, le faible niveau des stocks et la diminution des capacités excédentaires signifie que le marché du pétrole pourrait connaître une nouvelle année volatile en 2022 », a indiqué l’Agence.

Andy Lipow, du cabinet Lipow Oil Associates, a rappelé que « ces derniers jours, les événements du Kazakhstan, suivis par les développements en Ukraine et en Turquie ont renforcé les craintes du marché quant à l’offre ».

Mardi soir, une explosion dans le sud-est de la Turquie avait provoqué la fermeture de l’oléoduc entre Kirkouk (Irak) et Ceyhan (Turquie), avant son rétablissement mercredi matin. Malgré la brièveté de la coupure, qui apparaît, en outre, avoir été causée non pas par une intervention humaine mais par la chute d’un poteau électrique, selon le gouvernorat de Kahramanmaras, la nouvelle a suffi à crisper encore un peu plus le marché.

Les opérateurs sont maintenant tournés vers la publication, mercredi, des chiffres de stocks américains de pétrole brut, attendus en baisse de 800.000 barils, ce qui serait la huitième baisse consécutive. « Avec le Brent tout près de 90 dollars, cela devient une cible pour le marché », prévient Andy Lipow.

Mercredi, les analystes de BNP Paribas ont estimé, dans une note, que la probabilité d’un baril à 100 dollars « augmentait ».

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