Brahim Laalami placé sous mandat de dépôt

Le ministère de la Justice dément les « maltraitances » sur Brahim Laalami

L’activiste Laalami Chems Eddine dit Brahim et son frère Moussa Laalami qui est mineur (âgé de 17 ans) ainsi que Mourad Chelika ont été placés, mercredi soir, sous mandat de dépôt, après présentation en comparution immédiate devant le tribunal de Bordj Bou Arreridj, indique le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), qui précise que Yasser Laalami a été relâché.

Selon la même source, les avocats de la défense se sont retirés et ont dénoncé « le comportement, intimidations et dérapages du juge d’instruction lors de l’audition des prévenus. »

Ils ont été arrêtés mardi, avait indiqué le CNLD, sans préciser les raisons de l’interpellation. 

Pour rappel, l’activiste a été libéré le 30 août dernier après sa condamnation en appel à deux mois de prison ferme (une peine déjà purgée) par la Cour de Bordj Bou Arreridj. Il a été arrêté le 2 juin et condamné en juillet dernier à 18 mois de prison ferme et une amende de 1 million de dinars par le tribunal de Bordj Bou Arreridj.

Réagissant à l’arrestation de Brahim Laalami, la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) a dénoncé l’arrestation musclée de l’activiste. 

« L’activiste du Hirak, Laalami Chems Eddine, dit Brahim, à été victime hier d’une grave blessure, suite à une électrocution au Taser lors de son arrestation brutale qui lui a coûté une hospitalisation et une intervention chirurgicale », a écrit le LADDH dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

La LADDH, tout en exprimant sa solidarité avec l’activiste et lui souhaitant prompterétablissement, a appelé « en urgence le parquet de Bordj Bou Arreridj à ouvrir une enquête judiciaire en vue d’établir les faits et de situer les responsabilités autours de ce grave précédent. »

« Brahim Laalami qui a quitté la prison, il ya quelques jours, n’est pas à sa première. Poursuivis et emprisonné plusieurs fois, pour rappel, il a été déjà victime d’une blessure lors d’une interpellation précédente que la LADDH a déjà dénoncé », lit-on dans le communiqué.

La LADDH a réitéré « sa demande au respect des droits fondamentaux du citoyen, garanties par le droit national et international des droits humains, particulièrement pour ce qui est du respect en toutes circonstances, de l’intégrité physique sphère inviolables des droits », a conclu le communiqué.

MDI Alger