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« Aucun produit ne sera mis sur le marché sans autorisation d’un laboratoire de contrôle »

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Le ministre du commerce Kamel Rezig a annoncé depuis Blida qu' »aucun produit national ou d’importation ne sera mis sur le marché, sans une autorisation de l’un des 43 laboratoires de contrôle repartis à l’échelle nationale, dont 28 actuellement opérationnels et le reste en réalisation ».

« La mesure est inscrite au titre de la moralisation de l’activité commerciale », a-t-il soutenu dont les propos ont été rapportés par l’agence officielle. La mesure s’inscrit également au titre des efforts consentis pour la protection du consommateur algérien.

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Lancement de grandes surfaces commerciales en vue de réguler des prix

Par la même occasion, le ministre a annoncé le lancement de grandes surfaces commerciales, durant cette année 2020, en vue de la régulation des prix de différents produits nationaux notamment.

« Cette année 2020 verra le lancement de grandes surfaces commerciales dédiées à la promotion du produit local et la régulation de ses prix « , a indiqué M.Kamel Rezig, à l’ouverture d’une Journée d’études sur la Loi de finances 2020.

Il a ajouté que le « succès de ce projet sera du ressort des entreprises privées, qui à leur tour seront accompagnées, par l’Etat ».

Élimination du problème de spéculation sur le prix du lait en sachet

« Nous accordons un intérêt suprême à l’élimination du problème de spéculation sur le prix du lait en sachet, soutenu par l’Etat, dont la note est payée par le citoyen modeste », a indiqué Kamel Rezig à la presse, en marge de l’ouverture d’une Journée d’études sur la Loi de finances 2020, assurant que le problème sera éliminé « en une semaine ».

« Dans une première étape, nous avons préféré adopter la méthode de sensibilisation envers certains commerçants qui procèdent délibérément au relèvement du prix du sachet de lait dont le prix est soutenu (par l’Etat) », a précisé le ministre, assurant que des « instructions ont été données à tous les directeurs du commerce des wilayas en vue d’appliquer les sanctions à l’encontre des contrevenants, dans la 2ème étape de l’opération », a-t-il fait savoir.

Et de poursuivre « nous ne tolérerons aucune infraction au prix du lait pasteurisé en sachet dont le prix est fixé à 25 DA le litre, à partir de la semaine prochaine », a averti le ministre du Commerce.

Appel aux citoyens pour « dénoncer tout commerçant vendant le lait en sachet à un prix au dessus de 25 DA »

M. Rezig a lancé, à travers son site électronique, un appel à tous les citoyens en vue de « dénoncer tout commerçant vendant le lait en sachet à un prix au dessus de 25 DA ». Signalant, en outre, l’intensification des patrouilles de contrôle aux premières heures de la matinée, en vue de constater de visu les « dépassements de certains commerçants », considérés, selon le ministre, « comme des victimes de certains distributeurs », a-t-il estimé.

Sur un autre plan, le ministre du Commerce a assuré que « les quantités de lait produites actuellement couvrent les besoins nationaux », selon les informations parvenues à ses services, a-t-il dit, affirmant, néanmoins, que son département ministériel « n’hésitera pas, en coordination avec le ministère de l’Agriculture, à la prise des mesures nécessaires pour le relèvement du volume de production actuelle, si un manque est enregistré », a-t-il souligné.

Les industriels appelés à affecter une part de leurs produits à l’exportation

« Les industriels sont tenus, à l’avenir, (de manière indirecte) à affecter un taux entre 20 à 30% du volume de leur production à l’exportation vers les marchés extérieurs », a indiqué le ministre.

M. Rezig a souligné que son département ministériel s’attelle actuellement à « formuler des concepts régissant le domaine de l’exportation avec l’élaboration du plan national d’exportation, en collaboration avec les opérateurs économiques qui bénéficieront du soutien et de l’accompagnement de l’Etat ».

« Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a veillé à la création d’un ministère délégué chargé du Commerce extérieur dans l’objectif d’accompagner les investisseurs et leur permettre d’accéder aux marchés extérieurs », a-t-il dit.

Rezig s’engage à soutenir et accompagner les exportateurs

Abordant longuement la question inhérente à la promotion des exportations hors hydrocarbures, le ministre s’est également engagé à « soutenir et à accompagner les exportateurs » à qui il a recommandé de « ne plus se justifier par des problèmes d’entraves et de contraintes qui font désormais partie du passé, dans la nouvelle Algérie », a-t-il estimé.

M. Rezig a affirmé, en outre, que les portes de son département ministériel « sont ouvertes à tous, y compris aux citoyens et aux hommes d’affaires, en vue d’examiner toutes les doléances et d’œuvrer à trouver les solutions idoines ».

Le ministre du Commerce a précisé, à ce propos, que « des préparatifs sont en cours en vue de la tenue de rencontres et consultations avec les opérateurs économiques, exportateurs et importateurs, dans les jours à venir, pour s’entretenir notamment de sujets relatifs aux factures gonflées et aux importations anarchiques » et ce, a-t-il dit, suite à l’adoption du programme du Gouvernement par les deux chambres du Parlement.

Tirer profit de la ZLECAf

« Il est impératif qu’industriels et agriculteurs assimilent parfaitement que l’orientation vers l’exportation n’a aucune relation avec un excédant de production ou une action conjoncturelle, mais plutôt une spécialisation », a affirmé Kamel Rezig, avant d’appeler les concernés à se « mobiliser et à œuvrer pour l’intégration des marchés extérieurs, représentés notamment par 53 marchés africains et 21 marchés arabes, au vue de la qualité du produit national », a-t-il soutenu.

Le ministre du Commerce a lancé un appel aux industriels pour qu’ils tirent profit de l’opération de lancement effectif par l’Algérie de l’accord portant création de la zone de libre échange commercial africain (ZLECAF) prévu en juillet 2020, pour l’intégration intra-africaine, en s’engageant au respect des normes de qualité fixées pour ces marchés.

Par ailleurs, le ministre du Commerce, a déploré la « non exploitation des énormes ressources et opportunités dont l’Algérie dispose pour la promotion des exportations », imputant cette situation « à la non maîtrise du concept de marketing, contrairement aux états arabes et voisins » car, a-t-il souligné, « nous croyons que la méthode de commercialisation dans les marchés extérieurs est la même que celle dans le marché national ».

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