17e vendredi du Hirak à Alger : Les manifestants réclament le jugement de Bouteflika

Les Algériens sont sortis massivement à travers le pays pour le 17ème vendredi consécutif pour revendiquer le départ du système et de tous ses symboles, et également réitérer leur refus de tout dialogue ou de dialogue sous les figures du régime toujours en postes, notamment, le chef d’Etat intérimaire Abdelkader Bensalah, le premier ministre Noureddine Bedoui et le président de l’APN Mouad Bouchareb.

Le Chef de l’Armée Ahmed Gaïd Salah, lui aussi a été contesté aujourd’hui par les manifestants qui ont scandé des slogans qui lui sont hostiles.


Ce qui a marqué cet énième vendredi du Hirak populaire, c’est l’arrestation cette semaines de plusieurs hauts responsables et d’hommes d’affaires accusés de corruption et incarcérés à la prison d’El Harrach. On cite notamment, les deux ex-premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, l’ancien ministre Amara Benyounès ou encore les Tahkout.

A Alger, les manifestants qui ont adapté leurs slogans aux derniers événements consistant en la purge contre les hauts responsables et hommes d’affaires corrompus déclenchés par la justice.

Cependant, si les manifestants ont salué les arrestations effectuées, en demandent encore plus. En effet, lors de la manifestation à la capitale, les manifestants ont réclamé le jugement de l’ex-président démissionnaire Abdelaziz Bouteflika et sa mise en prison.

MDI Alger

Notons que, un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé dès les premières heures de ce vendredi à Alger. Des dizaines de véhicules ont été stationnés au niveau de plusieurs rues du centre de la capitale. Les policiers ont bloqué l’accès à l’esplanade de la grande poste, et ils ont fermé le tunnel des facultés. L’accès à Alger a été réduit au compte-goutte, en raison des barrages filtrants installés par la gendarmerie.

Bessa, Résidence la Pinède