L’AIE, qui maintient sa prévision de la demande de pétrole, voit le rééquilibrage du marché pétrolier se poursuivre

prévision de demande de pétrole en 2018

L’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui a maintenu vendredi sa prévision de demande de pétrole en 2018 malgré quelques facteurs d’incertitudes, voit le rééquilibrage du marché se poursuivre.

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L’organisme s’attend à ce que la demande mondiale de pétrole progresse de 1,5 million de barils par jour (mbj) cette année, comme annoncé le mois dernier.
Toutefois, les tensions commerciales actuelles entre les Etats-Unis et la Chine représentent un « risque » pour ces prévisions, relève l’AIE.

En ce qui concerne le premier trimestre, une « plus forte croissance » de la demande aux Etats-Unis, qui s’explique notamment par une météo fraîche et le démarrage d’un nouveau projet pétrochimique, a été « partiellement compensée » par une croissance de la demande plus faible en Chine.

L’AIE a relevé une progression des prix, soutenue notamment par l’instabilité politique au Moyen-Orient. L’incertitude concernant la situation en Syrie et au Yémen « a aidé à propulser le prix du baril de Brent au-dessus des70 dollars « . « Il reste à voir si les récents tarifs élevés se maintiennent et si c’est le cas, quelles seront les implications sur la dynamique du marché« , s’interroge l’AIE. 

Les cours du pétrole avaient chuté à la mi-2014 mais sont depuis remontés, s’établissant fermement au-dessus des60 dollars  le baril dernièrement.

Ils ont été soutenus par la décision fin 2016 des pays producteurs de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), associés à d’autres producteurs non membres du cartel dont la Russie, de limiter leur production.

En mars, la production de pétrole a atteint 97,8 millions de barils par jour, les pays producteurs ayant réduit leur production de 800.000 barils supplémentaires par rapport à ce que prévoyaient leurs engagements, selon le rapport.

Toutefois, « un peu plus d’un tiers » de la réduction de mars est due à un recul « non intentionnel » de la production du Venezuela et du Mexique, précise l’AIE. « Jusqu’à présent, rien n’indique que l’OPEP augmente sa production en réponse aux récents prix plus élevés ou pour compenser la chute de l’offre vénézuélienne« , indique le rapport, ce qui devrait permettre la poursuite du rééquilibrage du marché.

Les réserves commerciales des pays de l’OCDE ont reculé en février de 26 millions de barils à 2,8 milliards de barils, leur « plus bas niveau depuis avril 2015« . A la fin de ce mois, elles n’étaient plus « que de 30 millions de barils au-dessus de la moyenne de cinq ans« . 

Elles pourraient atteindre, voire être en-dessous du niveau moyen sur cinq ans, au mois de mai, selon l’AIE, accomplissant ainsi l’objectif prévu par l’accord des pays producteurs. Alors que cet accord court actuellement jusqu’à fin 2018, l’OPEP envisagerait de modifier son objectif pour le fixer à leur moyenne sur sept ans.

La prochaine réunion des ministres de l’OPEP et de leurs partenaires aura lieu le 22 juin à Vienne

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