L’économiste Alexander Kateb : « Le Comité de suivi des investissements devrait être élargi à d’autres acteurs »

Alexander Kateb

« Le Comité de suivi des investissements installé par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à l’issue de la vingtième Tripartite, devrait être élargi à d’autres acteurs en vue d’établir des stratégies sectorielles ».

C’est l’avis de l’économiste Alexander Kateb, lors de la conférence-débat « Potentiel industriel de l’Algérie à l’horizon 2030 », au FIA, qui se tient du 27 au 29 mars au Sheraton Hôtel (Club-des-Pins).

Ajoutant  que « depuis quelques temps, la concertation pour des sujets économiques commence à prendre forme en Algérie, même si elle reste à parfaire et nécessite une cohérence plus pointue, pour espérer atteindre les standards mondiaux ».

« D’autant plus que, poursuit-il, elle est révolue l’ère des politiques industrielles gérées à la verticale. Le temps est plutôt à la transversalité en la matière, tout en prenant soin que les actionnaires, dans le cas des sociétés par actions (Spa), n’interfèrent pas dans les prises de décision déterminantes ».

Le conférencier a, dans ce cadre, indiqué « que c’est via ces nouveaux systèmes, renforcés par des contrats de performance motivants, que l’on peut atteindre la bonne Gouvernance en matière de développement industriel », expliquant que « la Gouvernance sera aussi atteinte lorsqu’elle sera subordonnée à une réorganisation, dont réglementaire, s’appuyant sur des accords d’associations, commerciaux et économiques ».

Enfin, Kateb a tenu à rappeler que « L’Algérie a subi une désindustrialisation massive durant les années 1970, mais elle a repris du poil de la bête, à l’aube des années 2000, à la faveur de la montée du secteur privé et la restructuration des entités publiques qui offre de nouvelles possibilités de partenariat ».

En concluant : « l’industrialisation efficiente du pays devra bannir de ses pratiques deux choses : le libéralisme béat et naïf, et le système de la rente. Mais oui pour la création de rentes qui disparaissent avec le passage des ans ».