HomeLa uneReconfiguration de la scène politique : Quand la société civile dérange

Reconfiguration de la scène politique : Quand la société civile dérange

Décrié dés l’annonce de sa naissance, le collectif Nidaa El Watan a dû se défendre aux premières heures de son existence, face à une vitesse déconcertante de son assimilation avec d’anciennes pratiques supposées conférer une base de soutien pour le président de la République, et pour le processus constitutionnel.

Des conclusions pour le moins hâtives, au gout d’un bon nombre d’observateurs, qui considèrent que nul n’est mandaté pour juger une initiative politique ou sociale. D’autant plus que les critiques qui sont tombé le lendemain de sa création, ne peuvent être fondés sur des actions, ou sur le contenu du programme du collectif, du simple fait que cette formation n’est qu’à ses balbutiement, et ne peu faire l’objet d’un quelconque bilan et ce en plus du fait , que dans tous les cas de figures, les conditions est les circonstances qui ont engendré, les alliances de soutien à la présidence et au pouvoir, en peuvent être les mêmes , après les développements profonds qui ont affecté l’ Algérie ces deux dernières années. Désormais, la parole du peuple et ses multiples représentants, dont la société civile, sont des acteurs de la scène politique à part entière.

A ce titre, quoi de plus normal que de voir de telles initiatives, qui en réalité répondent aux attentes et aux préoccupations de la société, dans la mesure où,  se constituer en rassemblement, en collectif, ou en groupement, n’ a pas pour objectif que de porter la parole du peuple aux sphères de décision. A contrario, c’est l’immobilisme et l’inertie qui crée le vide sur lequel se construisent toutes les discordes et les conflits. Ceux qui se dressent contre cette dynamique ambitionnent de maintenir l’Algérie toujours eu but du précipice, et ne peuvent accepter que cet ordre établi soit perturbé par de nouvelles visions, qui ont eu le mérite de convaincre une grande partie de la jeunesse algérienne, des partis, et des association, que le plus important pour l‘heure,  est de préserver les chances de l’Algérie à, opérer le changement, qui finalement en fait l’unanimité.

Du fait que les voies qui se sont élevées pour dire, que « ça vient d’en haut », ou c’est « un RND bis », ont de toute vraisemblance du temps à perdre et faire perdre au pays. Car pendant que ceux-là font dans le luxe du dénigrement, et du chalutage à tous vents, des milliers de foyers algériens, souffrent, et attendent sur les charbons ardents, les effets du changement. D’autant plus  qu’ils y croient un peu plus, lorsqu’ ils voient des mesures aussi fermes, que celle qui ont été à l’origine des sanctions qui ont motivé le dernier remaniement ministériel, le  nouveau découpage administratif, qui resserre les cartes du développement entre les régions, la dissolution du parlement, et la révision de la loi électoral, qui font barrage à l’argent sale et à la corruption, n’y a-t-il pas lieu de concéder le bénéfice du doute à de telles actions ? notamment lorsque celle-ci sont naissantes, et n’ambitionne pas, comme cela a été ferment confirmé par le président  de la cérémonie d’annonce de la création du collectif, qui n’autre que Nazih Berramdane, conseiller auprès du président de la République chargé du mouvement associatif et de la communauté nationale à l’étranger, qui a tenu à précisé que « Nidaa El Watan, ne sera jamais un parti ».

Il est entendu que la situation est complexe, que l’Algérie est loin d’avoir résolu tous ses problèmes. Mais il est certain cependant, que l’un des plus grands dangers qui guette le pays, est incontestablement la manipulation et la propagande destructrices, qui continuent d’affecter l’opinion publique, pour usurper sa clairvoyance, et de l’empêcher de distinguer entre les voies du changement et les fausses avancées, bien que ces dernières ne sont plus aussi puissantes, du fait que l’année 2020 a montré que leurs existences à travers une résistance sournoises au changement dans certains secteurs, ne sont plus du domaine du possible., et elles le seront encore moins, avec les nouvelles dispositions juridiques et constitutionnelles, à condition, qu’on laisse le peuple choisir de son propre chef.

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