Hirak : Plusieurs manifestants arrêtés dont Rachid Nekkaz

Rachid Nekkaz transféré vers une autre prison

L’homme d’affaires franco-algérien et ancien candidat à l’élection présidentielle avortée du 18 avril 2019, Rachid Nekkaz, a été arrêté cet après-midi à Mostaganem, à l’occasion de la célébration du 2ème anniversaire du mouvement populaire, rapporte ce lundi 22 février 2021, le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

« Rachid Nekkaz est actuellement emmené en direction de l’hôpital, après avoir été agressé en direct par les policiers à sa prise de parole en public », a annoncé le CNLD.

A Oran, 6 manifestants dont Houari Fellahi et Belkacem Maza, ainsi qu’une femme, ont été arrêtées, selon le CNLD qui a signalé l’arrestation d’une dizaine de manifestants à Alger et dans d’autres wilayas notamment à Tiaret où au moins 20 manifestants ont été arrêtés, à Tébessa et aussi à Msila.

Pour rappel, Rachid Nekkaz a été libéré, vendredi soir, de la prison de Labiod Sidi El Cheikh (El Bayadh), où il a été transféré en janvier dernier.

Amnesty international dénonce des « arrestations arbitraires »

Par ailleurs, l’ONG Amnesty international a dénoncé, ce lundi 22 février 2021, des « arrestations arbitraires » en Algérie, dans une déclaration faite à l’occasion de la célébration du 2ème anniversaire du Hirak et publiée publié sur son site officiel.

« Les autorités algériennes se sont attaquées à des dizaines de manifestant·e·s, journalistes et militant·e·s à coups d’arrestations arbitraires et de poursuites judiciaires, au motif qu’ils ont manifesté pacifiquement et exprimé des opinions politiques sur les réseaux sociaux », a indiqué l’ONG.

Amnesty international a précisé que « dans une investigation menée sur 73 cas de militant·e·s du Hirak, manifestant·e·s et journalistes, Amnesty International a constaté qu’au cours des deux dernières années, les autorités ont eu recours à des arrestations arbitraires, à des poursuites et parfois à des condamnations à de lourdes peines de prison sur la base de dispositions floues du Code pénal ».

« Certains militant·e·s ont vu leurs téléphones fouillés de manière intrusive, d’autres ont été licenciés par leur employeur parce qu’ils avaient été inculpés. Certains ont signalé avoir subi des actes de torture et des mauvais traitements durant leur détention », a expliqué l’ONG.

« Les conclusions d’Amnesty International pointent vers une stratégie délibérée des autorités algériennes visant à écraser la dissidence, stratégie qui vient contredire leurs promesses en matière de respect des droits humains », a affirmé Amna Guellali, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International.

 

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