Espagne : Plusieurs Harragas algériens expulsés

Espagne : Plusieurs Harragas algériens expulsés

Plusieurs Harragas algériens en Espagne ont été expulsés à bord d’un bateau de voyageurs espagnol qui a accosté dans la soirée de mardi dernier au port de Ghazaouet dans la wilaya de Tlemcen, à l’extrême Ouest du pays.

C’est ce qu’a rapporté ce samedi 5 décembre 2020 le journal El Watan qui dit ignorer le nombre de ces ressortissants algériens en situation illégale en Espagne et qui ont rejoint ce pays durant l’été dernier  en traversant la mer Méditerranée.

Le rapatriement de ces algériens a effectué dans « un black-out total », a rapporté la même source qui a ajouté que « cette opération était entourée de mesures sécuritaires drastiques, empêchant toute personne d’approcher de l’infrastructure portuaire ». Selon les informations d’El Watan, cette opération sera suivie par deux autres.

Précisant « qu’aucune autorité n’a souhaité nous entretenir sur ce sujet », le média a indiqué que « des harraga, qui ont réussi à téléphoner à leurs proches, ont déclaré être ‘’arrivés à Ghazaouet’’, mais ignoraient tout de la suite, avant que leurs téléphones ne soient mis en «mode éteint».

Des médias espagnols dont ABC et El Pais ont confirmé l’information.  Ainsi, ABC a indiqué durant la même journée de mardi dernier que  «l     ’Algérie commence à accepter les immigrants de retour d’Espagne».

De son côté, le quotidien El Pais a rapporté le 2 décembre des déclarations du ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska,  lequel a confirmé que « l’Algérie est le troisième pays d’Afrique du Nord à accepter à nouveau des expulsions, après le Maroc et la Mauritanie… ».

« Avec ces premières expulsions, l’Algérie devient ainsi le «troisième pays d’Afrique du Nord, après le Maroc et la Mauritanie, à reprendre cette ligne de collaboration avec l’Espagne après les dernières démarches entreprises par le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska devant les autorités algériennes», selon El Pais.

Pour rappel, la question de l’immigration clandestine a été au menu de la visite du président du Gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, le 8 octobre dernier.

MDI