Le pétrole entame la semaine en légère baisse après une réunion de l’OPEP+

Le pétrole entame la semaine en légère baisse après une réunion de l'OPEP+

Les cours du pétrole ont un peu baissé lundi à l’issue d’une réunion mensuelle des ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs alliés sans surprise majeure.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre s’est établi à 42,62 dollars à Londres, en baisse de 0,7% ou 31 cents par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTI pour novembre a perdu 0,1% ou 5 cents à 40,83 dollars.

L’OPEP+ a maintenu lundi la marche des coupes décidées en avril pour faire face à l’impact de la pandémie de coronavirus sur le marché pétrolier.
Le cartel et ses alliés, dont la Russie, ont confirmé que le retrait actuel de 7,7 millions de barils par jour (sans compter les éventuels rattrapages des retardataires) doit être ramené à 5,8 millions à compter de janvier 2021.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’est dite lundi « déterminée » à « faire le nécessaire » pour assurer la stabilité du marché de l’or noir, alors que la reprise de la demande montre des signes de faiblesse. « Je tiens à souligner la détermination de l’OPEP+ à poursuivre la stratégie que nous avons décidée à l’unanimité« , a affirmé le ministre saoudien de l’Énergie, chef de file du cartel, dans une allocution retransmise en direct sur Youtube en amont d’une réunion mensuelle de l’OPEP+.

Les acteurs et observateurs du marché s’interrogeaient depuis plusieurs jours sur une réaction plus drastique du cartel alors que le tableau se noircit du côté de la demande, plombée par le regain de la pandémie de Covid-19 en Europe et aux États-Unis et les mesures de protection qui risquent d’entraver la consommation et l’activité. Par ailleurs, les données économiques publiées lundi par Pékin ont déçu les investisseurs, a estimé Avtar Sandu, analyste de Phillip Futures

L’économie chinoise a connu au troisième trimestre un rebond de 4,9% sur un an, selon des statistiques officielles, une hausse légèrement inférieure aux prévisions d’un groupe d’analystes sondés par l’AFP (+5,2%) et éloignée du niveau atteint en 2019 (+6,1%), qui était déjà un plancher en trois décennies.

La santé économique de la Chine, « en tant que premier importateur mondial de pétrole brut, est capitale pour le marché« , a rappelé M. Sandu. Néanmoins, les prix du pétrole « se maintiennent encore assez bien compte tenu de toutes les mauvaises nouvelles« , a de son côté estimé Eugen Weinberg, de Commerzbank, qui décrit une situation globale « préoccupante, avec d’une part une faiblesse persistante de la demande et d’autre part une augmentation de la production » dans le monde.

Afp

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