Le ministre des Finances promet de faire disparaître le marché noir des devises

Endettement extérieur, investissement, liquidités bancaires : Les explications du ministre des finances

Le ministre des finances, Aymen Benabderrahmane a promis d’éradiquer le marché parallèle de devises en Algérie. C’est ce qu’il a indiqué dans un entretien accordé au quotidien Echourouk.

Le ministre a, en effet, formulé la promesse de « faire disparaître » le marché du Square d’Alger, tout comme les autres marchés informels de devises en Algérie avec l’entrée en vigueur de nouvelles mesures. Dans ce sens, le ministre a fait état « de nouveaux textes réglementaires que nous allons annoncer dans les prochains jours ».

A noter que sur les marchés noirs de devises les transactions sont à l’arrêt depuis plusieurs mois déjà en raison de la pandémie du coronavirus qui a provoqué le confinement et la fermeture des frontières, ce qui a limité le commerce extérieur et les voyages de personnes. Cependant, malgré l’arrêt des transactions, le taux de change des principales devises échangées sur le marché noir n’ont pas été trop impactés puisque l’euro et le dollar se sont maintenus respectivement à des seuils de 190 DA et 170 DA l’unité.

Evoquant le problème du recul de la valeur du dinar, Aymen Benabderrahmane a estimé que la solution réside dans la relance économique. « Quand nous parviendrons à renforcer notre économie et la rendre compétitive, la monnaie nationale retrouvera automatiquement sa valeur appréciable », a-t-il expliqué, en ajoutant que la véritable valeur d’une monnaie relève de la force économique d’une nation.

Rappelons que sur le taux de change officiel le dinar a poursuivi sa dépréciation face à l’euro et resté relativement stable face au dollar américain. En effet, selon les cotations de la Banque d’Algérie, la monnaie unique européenne a frôlé le seuil des 150 DA. Ce dimanche, l’euro s’échangeait à 148,81 dinars, contre 148,27 DA jeudi 23 juillet. Le dollar s’échangeait à 128,16 dinars, contre 127,95 dinars jeudi dernier.

Ces taux fixés par la Banque centrale sont valables pour les opérations de commerces extérieur (exportation et importation) mais aussi pour fixer le montant de l’allocation touristique.

MDI School