Les cours du pétrole résistent aux tensions sino-américaines et clôture la semaine en hausse

Les hydrocarbures de nouveau en surabondance: Crainte d'un second choc pétrolier

Les prix du pétrole ont clôturé la semaine en légère hausse, malgré le regain de tensions entre les Etats-Unis et la Chine et alors que le risque d’une deuxième vague notamment aux États-Unis plane sur la demande en or noir.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 43,34 dollars à Londres, en hausse de 0,07 par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTI pour le même mois gagnait 0,66 % à 41,34 dollars. « Des relations commerciales internationales harmonieuses sont nécessaires pour que la demande de pétrole reste ininterrompue sur le long terme« , a souligné Bjornar Tonhaugen, analyste de Rystad Energy.

Or la Chine a ordonné vendredi la fermeture d’un consulat américain à Chengdu, répliquant aux États-Unis trois jours après la décision de Washington de fermer le consulat de Chine à Houston, les deux puissances échangeant des accusations d’espionnage.

Les tensions sino-américaines, déjà alimentées par les différends commerciaux et les accusations mutuelles sur l’origine du Covid-19, sont montées d’un cran ces dernières semaines avec l’imposition par Pékin d’une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong.

Les investisseurs concentrent également leur attention sur l’évolution de la pandémie de Covid-19 dans les zones consommatrices de pétrole brut comme les États-Unis où la situation reste préoccupante. 

Le cap des 4 millions de cas officiels a été dépassé jeudi dans le pays, ajoutant un million de cas en seulement quelque deux semaines, selon l’université Johns Hopkins, qui fait référence. « Si une deuxième vague se matérialise aux États-Unis, nous estimons qu’elle mettra en danger un total d’environ 5 millions de barils par jour à son apogée à la fin du mois d’août 2020« , a indiqué M. Tonhaugen.

Les analystes de Kepler se voulaient plus rassurants et insistaient sur les efforts des pays producteurs membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) pour limiter l’offre d’or noir. « Le problème de l’offre excédentaire sur le marché mondial du pétrole continue de s’améliorer en juillet« , ont-ils expliqué dans une note vendredi.
Mais l’équilibre entre l’offre et la demande reste toutefois « fragile » selon eux. Le cap des 4 millions de cas officiels a été dépassé jeudi dans le pays, ajoutant un million de cas en seulement quelque deux semaines, selon l’université Johns Hopkins, qui fait référence. « Si une deuxième vague se matérialise aux États-Unis, nous estimons qu’elle mettra en danger un total d’environ 5 millions de barils par jour à son apogée à la fin du mois d’août 2020« , a indiqué M. Tonhaugen.

Les analystes de Kepler se voulaient plus rassurants et insistaient sur les efforts des pays producteurs membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) pour limiter l’offre d’or noir. « Le problème de l’offre excédentaire sur le marché mondial du pétrole continue de s’améliorer en juillet« , ont-ils expliqué dans une note vendredi.

Mais l’équilibre entre l’offre et la demande reste toutefois « fragile » selon eux.

Afp

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