Volkswagen cherche un nouveau partenaire en Algérie

Volkswagen cherche un nouveau partenaire en Algérie

Le groupe allemand Volkswagen a annoncé ce vendredi qu’il rompra ses contrats de distribution avec son partenaire algérien le groupe Sovac à compter de mars 2021.

Volkswagen par l’intermédiaire de SEAT a apporté des précisions à un article publié jeudi par le site spécialisé autoalgerie.com. Ce dernier rapportait que le géant allemand de l’automobile a tranché sur son nouveau représentant en Algérie, sans pour autant préciser qui est ce nouveau partenaire.

Dans sa mise au point, Volkswagen a confirmé sa séparation prochaine avec Sovac Algérie et la recherche d’un nouveau partenaire algérien. « Nous tenons à apporter quelques précisions à l’article paru hier sur autoalgerie.com, du fait que ce dernier pourrait être interprété de différentes manières selon la lecture qu’on peut en faire, notamment sur le fait que le groupe aurait pris une décision définitive quant à son représentant en Algérie, ce qui n’est pas le cas », a écrit le groupe allemand.

« Comme vous l’avez mentionné, les marques du Groupe VW qui opèrent en Algérie ont décidé de rompre leurs contrats de distribution avec Sovac à compter de mars 2021 », est-il précisé. Sovac est le représentant des marques Volkswagen, Skoda, Seat, Audi, Porsche

Volkswagen à la recherche d’un nouveau partenaire en Algérie

« Le Groupe VW, de par sa présence historique auprès des algériens est déterminé à poursuivre son activité en Algérie et la recherche d’un nouveau partenaire dans votre pays est toujours en cours. Le processus est donc en marche et aucune décision n’a encore été prise », a ajouté le constructeur allemand de l’automobile.

Et de conclure : « Nous vous saurions gré de bien vouloir apporter cette précision pour éviter toute incompréhension ou confusions. »

Pour rappel, depuis l’arrestation en 2019 de Mourad Oulmi et puis sa condamnation récemment à 10 ans de prison ferme et son frère Khider à 7 ans de prison ferme, le groupe Sovac s’est retrouvé dans une situation difficile, notamment l’usine de montage des véhicules Volkswagen à Relizane qui est à l’arrêt depuis plusieurs mois.

Un administrateur judiciaire a été désigné pour gérer le groupe Sovac. Mais depuis, la société n’arrive pas à sortir la tête de l’eau, en raison notamment, du blocage des kits CKD au  niveau  des ports causant l’arrêt total  de  l’usine Sovac  Production de Relizane où sont montés depuis 2017 les véhicules de la marque allemande Volkswagen.

La situation a poussé le groupe Sovac a réduire son activité au seul service de l’après-vente, mais, impacté lui aussi  par  un  manque des pièces de rechange à cause de l’arrêt des importations, en raison de la pandémie du coronavirus (covid-19) qui a provoqué la fermeture des frontières entre les pays.

Un taux d’intégration de 50% au bout de cinq ans

En mai dernier, lors d’une réunion du Conseil des ministres présidée par le chef de l’Etat, il a été procédé a l’annulation du système préférentiel d’importation de kits SKD / CKD pour le montage automobile, en contrepartie, les concessionnaires automobiles sont autorisés à importer de nouveaux véhicules touristiques. Ces deux mesures ont été validées dans le cadre de la Loi des finances complémentaire pour l’année 2020.

En juin dernier, s’exprimant devant la commission des finances et du budget de l’APN, le ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Ait Ali Braham a évoqué l’avenir des usines de montage automobile en Algérie.

Le ministre a indiqué au sujet de ces usines de montage de véhicules que l’Etat accorde un intérêt majeur à ce dossier, notamment l’avenir des travailleurs. « Ces projets ne sont que de simples structures ne disposant nullement des moindres conditions de fabrication », a-t-il précisé.

Ferhat Ait Ali a ajouté que si les propriétaires de ces projets veulent reprendre leurs activités, ils n’ont qu’à remplir les conditions qui seront fixées dans le cahier des charges qui sera publié avant le 22 juillet courant.

De son côté, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Amar Belhimer a fait savoir, mercredi à l’issue d’une réunion du gouvernement, qu’un taux d’intégration de 50% progressif sera exigé dans l’industrie automobile en cinq ans.

« Le projet de décret présenté par le ministre de l’Industrie vise à développer un réseau de sous-traitance dense pour arriver à un taux d’intégration locale élevé », a expliqué Belhimer avant de préciser qu' »un taux d’intégration progressif qui atteindra 50 % au bout de la 5e année ».

MDI