Ali Ghediri a entamé une grève de la faim

Ali Ghediri a entamé une grève de la faim

Pour protester contre sa détention qu’il a qualifiée d' »injuste », le général à la retraite, Ali Ghediri, a entamé, depuis vendredi 12 juillet, une grève de la faim, rapporte ce lundi le journal Liberté.

Selon la même source, ses avocats lui ont rendu visite dimanche en début d’après-midi. Ses avocats Khaled Bourayou et Nabila Selimi-Benhamdine, n’ont pas pu convaincre Ali Ghediri d’introduire une demande de mise en liberté provisoire qu’ils allaient introduire, hier. Pour rappel, deux demandes de remise en libération provisoire du général à la retraire ont été rejetées par la justice.

Selon Liberté, Ali Ghediri a demandé à ses deux avocats de venir le voir pour leur transmettre « une déclaration » contenant « une annonce grave » dont le contenu devrait être rendu public aujourd’hui.

En détention depuis treize mois, l’ex-candidat à l’élection présidentielle d’avril 2019 avortée, a été accusé d' »espionnage à travers la transmission d’informations sensibles » à « des parties étrangères ». Le 10 juin dernier, la chambre criminelle près la Cour d’Alger a retiré l’accusation d' »intelligence avec l’étranger » mais a gardé la charge d' »atteinte au moral de l’armée ».

La justice reproche à Ali Ghediri une déclaration faite au journal El Watan en décembre 2018, dans laquelle il a estimé que « l’armée doit protéger les élections », a rappelé la même source, qui a fait savoir que « pour protester contre cette accusation, Ali Ghediri a fait introduire une cassation auprès de la Cour suprême ».

« Le problème, pour ses avocats, est que cela risque de prendre « au moins 6 mois » rien que pour avoir une réponse sur la recevabilité de la cassation. Après cela, la programmation du procès pourrait prendre trois mois supplémentaires. Une période durant laquelle l’homme doit encore rester en prison », a expliqué Liberté.

En juin dernier, le général à la retraite avait adressé une lettre ouverte au chef de l’Etat dans laquelle il demandait notamment l’application de la loi et son droit à « un procès équitable ».

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