Une célébration inédite de l’Aid El Fitr

Coronavirus, confinement : Un mois de Ramadan des plus particuliers

Rien ni personne ne pouvait présager un tel scénario, ou pour la première fois, les algériens à l’instar de quelques pays musulmans, se retrouvent privés du droit de circuler et de voir leurs proches pendant la fête de l’Aid.

Dans sa démarche de lutte contre le Covd -19 le gouvernement qui en est à sa première expérience  d’état d’urgence, s’est appuyé sur les recommandations du comité scientifique, et sur les attentes des citoyens, pour mettre en place de telles mesures, pour la sécurité sanitaire des citoyens.

Il faut dire, que sur le plan socio-économique  les initiatives pour un retour progressif vers a vie normale à travers l’ouverture de quelques commerces, ont engendré des conséquences catastrophique, en matière de propagation du virus, ou les chiffres ont abordé une hausse immédiate, ce qui témoigne d’une faiblesse de l’appréciation de la gravité de la situation par certains esprits récalcitrants, qui n’ont vu pour le moment que l’opportunité d’entrée d’argents, ou une pseudo liberté pourrait s’avérer très onéreuse. C’est dans ce sens, que le ministre de la santé, a bien précisé, que les bases d’un dé-confinement, seront impérativement, l’amélioration de la situation sanitaire, attestée par la baisse significative des chiffres des cas enregistrés et notamment des décès.

Cependant, il est à signaler, que sur le terrain, et malgré le poids d’une crise multiple, le chantier des reformes à été lancé, certes dans des conditions exceptionnelles, et sous le feu des critiques acerbes, mais néanmoins sur  des bases de concertations et de débats. Du fait, autant sur le point politique, que sur le plan économique et social, les propositions inscrites dans la première mouture du projet de la révision de la constitution semblent avoir mis sur la table de la discussion, la majorité des dossiers qui préoccupent les algériens. Et ce après avoir pris des mesures qualifiées de courageuses par les observateurs, qui n’ont pas manqué de relever, l’esprit de concrétisation de certaines promesses, tel que l’annulation de l’IRG, l’augmentation du SNMG, et les différentes fromes d’aides de l’Etat.

Par ailleurs, sur le plan économique, les premières actions de reformes, ont été proposés dans le projet de la loi de finances complémentaire 2020, et indéniablement, ont fait tomber des verrous lourds, pour l’investissement, à l’image de la règle 51/49, qui sera modélisée, ou de l’annulation de l’obligation des investisseurs étrangers de passer par des financements locaux, pour réaliser leurs projets, ou encore la suppression du régime préférentiel d’importation des kits CKD/SKD, notamment pour le montage automobile, pour ne citer que ceux là.

Des changements, qui ont leurs pesants sur la relance économique, du simple fait, qu’ils actent une rupture franche avec les anciennes pratiques, et sonnent l’émergence d’une nouvelle approche de gestion. Bien que ce n’est que les grandes lignes, de ce qui pourrait se développer en réel projet de société, si après les débats, les résultats d’un référendum sur les textes proposé


s, débattus et enrichis, pointent vers la lumière d’un début de consensus, sur la gestion des affaires du pays.

Il est clair, que le chemin est encore long et semé d’embûches. La difficulté réside inlassablement dans les capacités des pouvoirs publics à redonner confiance aux citoyens, à travers  la réussite de cette étape délicate ou les ombres du passé, et les éternels démons de l’Algérie, ses infatigables détracteurs, ne cesseront jamais de tenter d’orchestrer sa déchéance, par la division, et la manipulation machiavélique. C’est dans cette double urgence, de panser les plaies de l’ancien régime, et d’affronter la complexité de la conjoncture actuelle, que le pays se débat pour préserver ses chances de survie. C’est également dans cette optique, qu’il est impératif, de déplacer les ambitions partisanes et politiques à des échéances ultérieures, à la faveur de la naissance d’un front intérieur basé sur l’extrême importance de préserver la souveraineté nationale, et la promesse d’une vision orientée vers la seule émergence de l’Algérie nouvelle. Cela dit, si cette année la célébration de l’Aid El Fitr a pris des allures de restriction et de privation, la conscience et la sagesse des citoyens, est plus que jamais interpellé, pour distinguer les priorités de l’heure.

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