Crise sanitaire : La nouvelle biscuiterie de Cherchell, ne lâche pas ses employés

Connue pour la qualité et la diversité de ses produits, la nouvelle biscuiterie de Cherchell a brillé ces dernières années sur le marché de la biscuiterie et de la confiserie, par les résultats enregistrés sur le terrain, que par la constance et la régularité de sa stratégie de diversification de ses produits qui a motivé ses gestionnaires à pousser les limites de l’innovation et de la créativité au plus loin possible.

Il faut dire que ses efforts de développement et de déploiement économique et commercial, se sont toujours accompagnés d’une politique sociale et d’un intérêt sans concessions sur le bien être des employés.

Une priorité que le conseil d’administration de l’entreprise a tenu à maintenir au-delà de toutes considérations.

C’est précisément dans cette optique, que l’entreprise a choisi d’affronter la situation inextricable engendrée par l’épidémie du Covid -19 « en dépit des contraintes dans l’approvisionnement de matière, de méventes, et de restriction de transport des marchandises et des travailleurs,  dus à la crise sanitaire, le conseil d’administration a décidé, tenant compte de la situation des employés durant cette crise et l’avènement du mois sacré de Ramadhan,  de maintenir les équipes en place , en réduisant le volume de production, passant de 7 lignes de production en service à 4 lignes seulement, puisque nous avons été contraint de stopper les lignes de production de céréales, de biscuits et de gaufrettes dans le cadre de la maintenance annuelle » nous confie M.Islam Boumaraf Directeur Général de l’entreprise.

Insistant sur le fait que « le conseil d’administration avait dans ce sens, pris l’initiative d’appliquer une hausse du SNMG au profit de ses employés, dés le 1er novembre 2019 en le hissant à 19 000Da. Pour ce qui est de la décision du conseil des ministres, relative à la revalorisation à partir du 1er juin, du SNMG à 20 000 Da, le conseil a décidé de porter ce dernier à 21 000 Da. Une décision qui entre en vigueur dès le mois de mai, sans attendre les délais fixés, en espérant que cela puisse alléger les souffrances des salariés. Par ailleurs, il faut savoir qu’il ne s’agit pas uniquement d’une augmentation de 1000 da, du fait que les primes les différentes primes attribuées au salariés, vont automatiquement augmenter puisqu’elles seront appliquées sur une base nouvelle, celle de 21 000 Da. Ce qui pourrait également apporter un tant soit peu de réconfort ».

C’est une forme de résistance à la dureté de la conjoncture, que les responsables de l’entreprise n’ont pas hésité à engager, et ce malgré, l’entrée annuelle de la phase de maintenance des équipements.

Dans cet élan de préservation des emplois, le conseil d’administration ne s’est pas contenté de rester au côté de ces travailleurs, « depuis 03 mois nous avons décidé que les actionnaires allaient se passer de leurs salaires, pour contribuer à alléger le poids des dépenses sur la trésorerie de l’entreprise et nous permettre de maintenir cette stratégie, qui au fond ne consiste qu’à faire le maximum pour que les employés soient lésés le moins possible par les effets de la crise sanitaire, et économique qui frappe le pays » nous explique M.Boumaraf.

Dans ce sillage il faut souligner que si les efforts et les initiatives pour préserver les emplois, à fin d’affronter cette situation difficile, sont bien réels, et contribuent pour l’heure à alléger les souffrances de ces derniers, il n’en demeure pas qu’ils se comptent sur le capital de développement de l’entreprise. D’où la grande interrogation de savoir jusqu‘à quand l’entreprise pourra supporter à elle seule le poids d’une situation qu’elle n’a pas provoqué ?

Les réponses ne peuvent se trouver que dans les mesures qui seront réservées et retenues par l’Etat afin d’alléger le calvaire de ces entreprises qui se trouvaient en plein essor avant l’apparition de l’épidémie COvid -19.

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