40% des membres de la diaspora africaine se disent prêts à retourner travailler immédiatement sur le continent

40% des membres de la diaspora africaine se disent prêts à retourner travailler immédiatement sur le continent

40% des membres de la diaspora africaine sont prêts à retourner immédiatement travailler sur le continent. C’est ce que révèle une étude réalisée par l’entreprise Intel Cia, une structure spécialisée dans les métiers de la relation client.

A l’issue d’une enquête réalisée auprès de 800 membres de la diaspora africaine, l’étude révèle que 71% des personnes interrogées envisagent de retourner sur le continent dans un délai de 10 ans. 56% d’entre eux privilégient un retour dans leur pays d’origine, tandis que 15% sont ouverts à des opportunités sur tout le continent.

D’après le rapport, cette envie de retour sur le continent africain est liée à plusieurs motivations. Pour 42% des Africains de la diaspora, la digitalisation du continent à travers l’essor des nouvelles technologies est le facteur social le plus motivant. 62% d’entre eux sont motivés par l’aventure entrepreneuriale.

Parmi les métiers recherchés par les jeunes diplômés et cadres de la diaspora, le secteur tertiaire est le plus plébiscité : 17 % des répondants favorisent les métiers de conseil, 16 % optent pour la communication et le marketing, et 15 % se tournent vers les métiers de la finance.

Des profils particuliers pour les entreprises

L’étude montre également que les jeunes de la diaspora africaine privilégient particulièrement les entreprises africaines pour leur « retour professionnel » sur le continent. Plus de 40% des jeunes de la diaspora sont plutôt intéressés par des opportunités professionnelles en Afrique au sein des multinationales, avec une préférence pour celles africaines (51%).

Les start-up africaines (36%) et les organismes internationaux (38%) sont aussi d’un intérêt particulier pour ces profils. Les diplômés niveau Master et plus, ont un plus fort attrait pour les multinationales notamment africaines, et les organismes internationaux que ceux moins diplômés. Les profils niveau Bac +2 et Bac+3 sont plus portés vers les start-up que les profils d’un niveau supérieur.

Néanmoins, de nombreux obstacles continuent de représenter un frein pour le retour de ces compétences. Plus de 70% des répondants pensent que décrocher un emploi ou une promotion en Afrique nécessite d’avoir des relations et plus de 35% jugent les organisations africaines très hiérarchiques. Seuls 20% des répondants pensent que ces entreprises sont propices à l’ascension professionnelle ou alors permettent d’avoir des échanges ouverts. « Tout le narratif sur la croissance économique du continent africain suscite des vocations auprès des jeunes de la diaspora. Ceux-ci désirent jouer un rôle actif dans l’émergence du continent africain, que ce soit en tant qu’entrepreneur ou de préférence au sein d’entreprises africaines. La diaspora reste néanmoins très lucide sur le contenu des missions et les conditions de travail pour lesquelles elle est prête à s’engager », commente Landry Djimpe, Associé chez Innogence Consulting qui a coréalisé l’enquête.

Notons que les membres de la diaspora originaires d’Afrique subsaharienne sont les plus enclins à rentrer d’ici 5 ans (58 %) par rapport aux ressortissants du Maghreb (41%). La rémunération et la stabilité politique et économique du pays sont les deux premiers critères de choix d’un poste au sein d’une entreprise sur le continent.

Ecofin

Bessa, Résidence la Pinède