Abderrahmamne Mebtoul : « Seule une élection présidentielle transparente peut résoudre la crise »

intérêts supérieurs de l’Algérie

« Le Conseil des Ministres en date du 09 septembre 2019, a adopté une série de résolutions suite au rapport du Panel, qui malgré d’importantes pressions a réalisé un important travail, une conjoncture très difficile où les pratiques politiques du passé et récentes ont produit une méfiance généralisée faute de morale : pour preuve, la délinquance des plus hauts responsables du pays ». C’est avec ces propos que s’exprime le professeur Abderrahmamne Mebtoul sur le conseil des ministres. Pour lui, l’Algérie traverse une crise politique sans précédent depuis l’indépendance avec les risques d’aller vers une cessation de paiement fin 2021 début 2022 avec les incidences à la fois très graves sur le plan économique, social , politique et des impacts géostratégiques au niveau de la région africaine et méditerranéenne.

Pour le professeur, seul un président légitime   peut  amender la constitution et mener les profondes réformes tant politiques qu’économiques pour arrimer l’Algérie  au nouveau monde,  en faire un pays émergent et elle en a les potentialités, élu sur la base d’un programme transparent, incluant les revendications légitimes d’Al Hirak.

« Les axes directeurs devraient être  la  refondation des institutions et du  système politique, la restructuration du système partisan et de la société civile loin de toute injonction administrative,  l’ Etat de droit  et bonne gouvernance centrale et locale, la bonne gestion des institutions et des entreprises, la  valorisation du savoir,  une nouvelle politique économique tant énergétique, qu’hors hydrocarbures par la  refonte de tout le  système financier,(douane, fiscalité, domaine , banques  et revoir la règle des 49/51% », estime MMebtoul.

MDI Alger

En résumé, termine MMebtoul, le défi de l’Algérie 2019/2025/2030 est de soit réussir les réformes qui seront douloureuses à court terme mais porteuses d’espoir à moyen et long terme pour ou rester en statu quo en retardant les réformes structurelles , ce qui conduira inéluctablement à la régression et la marginalisation du pays. Aussi, l’Algérie a besoin, selon lui, d’une nouvelle stratégie, loin des slogans creux populistes, s’adaptant au nouveau monde pour sécuriser son avenir, de s’éloigner des aléas de la mentalité rentière, de réhabiliter le travail et l’intelligence , de rassembler tous ses enfants et toutes les forces politiques, économiques et sociales, évitant la division sur des sujets secondaires passant par la refondation de l’Etat et la moralisation de la société.

Bessa, Résidence la Pinède