Blanchiment d’argent et transfert illicite de devises : Hamel, deux anciens ministres et un sénateur impliqués

Tribunal de Sidi Mhamed : l’affaire de Abdlghani Hamel reportée au 11 mars
L’ancien DGSN Abdelghani Hamel, les deux anciens ministres Abdelghani Zaalane et Mohamed El Ghazi ainsi que le sénateur Ali Talbi sont impliqués dans une affaire de blanchiment d’argent et de transfert de devises.
En effet, selon un communiqué du tribunal de Chéraga à Alger, Abdelghani Hamel, Abdelghani Zaalane, Mohamed El Ghazi, Ali Talbi ont comparu dimanche 14 juillet 2019, devant le procureur de la République près le même tribunal en compagnie de spet (7) autres prévenus.
La même source a précisé que, les mis en cause sont impliqués dans une affaire liée à la dissimulation de grandes sommes d’argent en devises et en dinar, à l’origine douteuse, ainsi que des bijoux.
Selon le même communiqué, « 113 439 200 millions de dinars, 270.000 euros, 30.000 dollars et environ 17 kg de bijoux » ont été saisis par la police judiciaire dans un appartement de Moretti, une résidence d’État située à l’ouest d’Alger.
Selon la même source, sept des mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt et ont été incarcérés à la prison de Koléa, dans la wilaya de Tipasa, pour blanchiment d’argent dans le cadre d’une association criminelle organisée, mouvement illégal des capitaux et transfert de et vers l’étranger et mauvais usage de la fonction.
Quant aux ex-hauts responsables, le tribunal de Chéraga a envoyé le dossier de deux anciens ministres et de l’ex-patron de la DGSN au tribunal de Tipasa pour prendre les dispositions adéquates, sachant que les mis en cause bénéficient du privilège de juridiction, tandis que, le même tribunal a envoyé une requête au parquet de Tipasa pour saisir le Conseil de la nation pour la levée de l’immunité parlementaire du sénateur Ali Talbi.
 
A rappeler que, Abdelghani Hamel est déjà en détention avec ses enfants à la prison d’El Harrach, dans le cadre d’une affaire de corruption, sont poursuivis pour des affaires liées au détournement de foncier et d’enrichissement illicite.
Quant à l’ancien ministre Abdelghani Zaalane, déjà auditionné par le juge enquêteur près la Cour Suprême dans plusieurs affaires de corruption, il a été placé sous contrôle judiciaire pour des faits punis par la loi en juin dernier.

Il est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation liés principalement à l’octroi d’indus avantages à autrui au titre de l’octroi de marchés publics et contrats, dilapidation de deniers publics et abus de fonction et de conflit d’intérêts.