Un 20e vendredi historique : Le Hirak demeure intacte

Après plus de quatre mois de mobilisation, le mouvement populaire demeure intacte. Les marches du 20e vendredi contre le système étaient grandioses et historiques à travers le pays, surtout, que cette vingtième semaine du Hirak a coïncidé avec la célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.

Partout dans le pays, des marrées humaines ont défilé, e 5 juillet 2019, à travers les rues et les villes, revendiquant encore et toujours de vrais changements pour une Algérie nouvelle, un Etat civil, une réelle démocratie, une équitable justice et la libération des détenus du hirak, et surtout, le départ du système et de tous ces symboles civils et militaires.

Bravant la chaleur caniculaire, les manifestants ont battu le pavé par millions à travers le territoire national, tout en rendant hommage aux martyrs et Moudjahidines de la guerre de libération à l’occasion de la fête de l’indépendance, les manifestants ont scandé « Algérie libre et démocratique », « Libérez l’Algérie », « Un Etat civil et non militaire ».

Les manifestants ont réclamé la libération des détenus d’opinion, notamment, les manifestants arrêtés lors des deux derniers pour avoir brandi le drapeau Amazigh désormais interdit sur instruction du chef de l’Armée Ahmed Gaïd Salah. Les manifestants à travers les wilayas, ont exigé la libération du Moudjahid Lakhdar Bouregaâ placé en détention provisoire à la veille de la célébration de la fête de l’indépendance. « Libérez nos enfants bandes de contempteurs » (Talgou Oueladna yal haggarin), « libérez le Moudjahid Bouregaâ », ont scandé les manifestants qui ont brandi également des pancartes en solidarité avec les détenus d’opinion.

Les manifestants ont également répondu aux manoeuvres divisions à travers l’interdiction du drapeau Amazigh, en scandant « Les Algériens khawa khawa » (Les Algériens sont frères).

En effet, à Alger, où près de 50 manifestants se trouvent en prison à cause du drapeau berbère arrêtés lors des deux derniers vendredis. Les manifestants ont répondu à cette manœuvre du pouvoir en brandissant l’emblème Amazigh aux côtés de l’emblème national. Malgré le dispositif sécuritaire impressionnant déployé comme à chaque vendredi, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé dans le centre d’Alger.

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Partout à travers le pays, les manifestants ont réitéré les revendications du Hirak, en scandant « Algérie libre et démocratique », « Non à l’Etat militaire, oui pour un Etat civil », « pas d’élections et de dialogue avec les bandes ». Les millions de manifestants qui ont bravé la chaleur ont fait montre de leur détermination à aller jusqu’au bout et jusqu’à l’édification d’un Etat droit et juste. « La souveraineté appartient au peuple », ont-ils scandé.

 

Des slogans hostiles au pourvoir ont été également scandé par les manifestants, notamment, des slogans hostiles au général de corps d’armée Gaïd Salah ont été chantés par les manifestants à Alger.

 

Toutefois, si au niveau des autres régions, les marches se sont déroulées dans la clame, à Alger et non loin de la Grande Poste, les policiers sont malheureusement passée à l’action répressive en tabassant plusieurs manifestants pacifiques et sans résistance.

MDI Alger

 

Toujours à Alger, selon l’agence officielle qui cite une source sécuritaire, une dizaine de personnes ont été interpellées puis transférées vers la Sûreté urbaine d’Alger pour vérification d’identité avant d’être relâchées, alors que d’autres individus qui se sont rendus coupables de port d’armes blanches, ont été arrêtés et seront présentés devant la justice.

Bessa, Résidence la Pinède