Karim Tabbou : « le pouvoir gère la crise et ne veut pas la solutionner »

Karim Tabbou

Le coordinateur de l’Union Démocratique et sociale (UDS) parti non agréé, Karim Tabbou, a réagi, mercredi 3 juillet 2019, au discours du chef de l’Etat par intérim Abdelkader Bensalah.

Pour Karim Tabbou, le discours de Bensalah ne contient pas du nouveau. « C’est un discours nouveau et ancien en même temps, et c’est un recyclage de la langue de bois à laquelle on s’est habitué pendant 20 ans », a estimé Tabbou.

Selon lui, « le régime en place n’a aucune volonté d’aller vers un véritable changement, affirmant que les revendications du Hirak sont claires, consistant en: le peuple est la source du pouvoir, le changement, la démocratie, le départ du système, et le passage d’un système corrompu, fraudeur des élections, illégitime et illégal, un système de gangs…etc, et aller vers la construction d’une nouvelle république et une Algérie nouvelle, que le Hirak veut qu’elle soit l’Algérie des valeurs humaines, de la justice, de la liberté ».

Karim Tabbou, ce qu’a déclaré Bensalah, est le contraire de la réalité sur le terrain. Il a précisé que le discours Bensalah ne contient pas des mesures d’apaisement, notamment en ce qui concerne les détenus (arrêtés lors des marches). « Au contraire, nous constatons qu’aujourd’hui, le pouvoir gère la crise et ne veut pas la solutionner », a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Il a expliqué que, la différence entre gérer et solutionner la crise, est que, le premier c’est de maintenir le même système et la même manœuvre, avec une tentative contourner le Hirak en usant de concepts tels que « dialogue », « l’Etat n’est pas partie prenante », « la surveillance des élections »…etc.

« Tout ce discours nous l’avons entendu pendant 20 ans. Bensalah était l’approbateur N° 1 de toutes les lois du gang, de toutes les fraudes des élections, ayant conduit à cette crise actuelle », a souligné le coordinateur du UDS, ajoutant que « quand il (Bensalah) parle d’élections, que vaut-elle une élection sous Bensalah? Ce Bensalah que nous connaissons depuis 1994, et depuis, il était à la tête de toutes les instances appelées instances de transition », a-t-il rappelé,e estimant que, Bensalah n’a pas pu tenir un discours fort avec de nouvelles idées en tant que chef de l’Etat.

« Le peuple Algérien attendait et à l’occasion de la fête de l’indépendance, la prise de décisions force et en cohérence avec le Hirak. Durant 20 semaines du Hirak, le peuple demandait le départ de la Bande, mais, malheureusement, la bande est toujours en place, les manœuvres sont toujours en cours, la langue de bois, ainsi que, la tentative de gagner du temps, ce qui est le dessein du régime, une tentative d’étouffer le Hirak et l’avorter, en pariant sur le temps », a-t-il expliqué.

Selon Tabbou, ceci, est la preuve que le système n’a pas encore entendu et compris les messages du peuple adressés chaque vendredi et mardi par des millions d’Algériens qui descendent dans les rues.

MDI Alger

Par ailleurs, Karim Tabbou, prévoit une forte mobilisation pour le 21e vendredi qui coïncide avec la célébration de la fête de l’indépendance le 5 juillet. Selon lui, c’est la première célébration populaire de cette date symbolique. « Les Algériens qui normalement étaient libérés en 1962, malheureusement, se retrouvent 57 ans après l’indépendance en train de manifester pour recouvrer leur indépendance confisquée par la bande et à leur tête Bensalah.

Bessa, Résidence la Pinède