La nouvelle aérogare d’Alger fait l’objet d’une enquête de l’IGF

La nouvelle aérogare d’Alger fait l’objet d’une enquête de l’inspection générale des Finances (IGF) du ministère des Finances, a rapporté hier le site Huffpost Algérie.

Mardi dernier, le P-DG de la a Société de gestion des services et infrastructures aéroportuaires (SGSIA), Tahar Allache, avait convoqué ses cadres afin de leur annoncer que la DGSN a enclenché une enquête sur la nouvelle aérogare de l’aéroport Houari-Boumediene d’Alger, a rapporté le même média

« Les éléments de l’IGF remettront à la fin de leur enquête un rapport détaillé à l’inspecteur général et au procureur général d’Alger », a affirmé une source interne à la SGSIA au Huffpost Algérie.

Pour rappel, la nouvelle aérogare fait l’objet depuis 2018 d’une enquête de la part du bureau gouvernemental britannique, Serious Fraud Office (SFO) pour soupçons de corruption. Ainsi, le groupe Ultra Electronics, qui avait obtenu un marché pour l’installation d’une solution informatique de gestion aéroportuaire, a accusé le P-DG de la Société de Gestion des Services et Infrastructures Aéroportuaires d’Alger (SGSIA), Tahar Allache, de corruption.

A noter que l’IGF est un organe « habilité à contrôler et vérifier la gestion financière et comptable des organismes publics ». Il peut dans une enquête judiciaire soit sur réquisition directe des services de sécurité, en application de l’article 49 du code de procédure pénale (CPP) traitant des enquêtes en cas de flagrance, soit sur réquisition de l’autorité judiciaire pour aider techniquement les premiers lors d’une information.

Mise en service le 29 avril dernier, la nouvelle aérogare d’Alger est dotée d’une capacité de 10 millions de voyageurs par an et s’étend sur une superficie de  200.000 m2. Elle comprend également 20 postes de contact pour avions, 2 postes stations pour avion gros-porteurs A380 et 16 groupes électrogènes.