Déclaration des travailleurs de l’APS: « Nous voulons une réelle ouverture de notre média »

les travailleurs d’Algérie presse service (APS), l’agence officielle du pouvoir, ont tenu, ce mardi 2 avril 2019, un sit-in historique devant le siège de leur média.

Les protestataires ont rendu public une déclaration dans laquelle ils ont formulé une série de revendications, dont voici le texte intégral:

« Déclaration des travailleurs de l’APS

Les évènements qui ont secoué notre pays, ont montré qu’à l’ère du numérique et des réseaux sociaux, aucun média ne peut plus verser dans le camouflage de la vérité ou l’atténuation des faits.

Certes, nous avons assuré le «minimum syndical» dans la couverture notamment de ces évènements, mais nous sommes loin de répondre aux exigences du métier.

Ces exigences doivent répondre à la nécessité d’assurer un service public de qualité, en rapportant les faits de manière impartiale, complète et objective.

Nous ne voulons pas d’une ouverture à minima, conjoncturelle ou de circonstance. Nous voulons une réelle ouverture de notre média, qui donne la parole à toutes les sensibilités politiques et sociales, sans verser dans la calomnie, l’injure et l’insulte.

L’APS doit assurer sa mission de service public. Nous le devons à nos lecteurs, à nos abonnés et aux citoyens. Notre média doit être au service exclusif de la vérité et du citoyen.

Notre seule conscience doit être la rigueur, le professionnalisme, l’éthique et la déontologie. Mais pour assurer un travail performant, auquel aspirent tous les travailleurs de l’APS, nous réclamons vivement que nos droits les élémentaires soient assurés et garanties. Ce qui n’est, malheureusement, pas le cas actuellement.

Les employés demandent vivement l’élection de la section syndicale de l’entreprise, dont l’APS est dépourvue depuis près de cinq ans. Pourtant une commission d’organisation des élections a été désignée, depuis plus d’une année. Mais cette section syndicale peine à être élue. C’est inédit dans l’histoire syndicale. Mais il faut relever que cette commission, censée être l’émanation des travailleurs, a été installée, sans la tenue d’une Assemblée générale des travailleurs. »

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