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Zineddine Aoudia, président de la Fédération des auto-écoles : «Nous réitérons le rejet du nouveau cahier des charges »

 

Dans cet entretien, le président de la fédération nationale des auto-écoles (FNAE), MAoudia revient sur le sujet qui les préoccupe, celui du nouveau cahier des charges élaboré par le ministère des transports. Réaffirmant le rejet de ce dernier par les gérants des auto-écoles, M.Aoudia dira que la balle est actuellement dans le camp du ministère pour éviter une perturbation de l’activité.

Algérie-Eco : Les gérants des auto-écoles sont toujours en grogne. Ils rejettent le nouveau cahier des charges élaboré par le ministère des Transports concernant leur activité. Nous savons aussi que le ministère avait transmis une note aux directeurs de wilaya pour l’application de ce cahier des charges. Est-ce que ce dernier est entré en application ?

MAoudia : Heureusement pas encore. Car nous, au niveau de la fédération, nous n’avons pas cessé de crier haut et fort que tous les gérants des auto-écoles contestent le contenu de ce cahier des charges. Il ne nous convient pas. Au contraire il va freiner l’activité et va engendrer la disparition de plusieurs auto-écoles.  Certes le nouveau programme du ministère contient de nouvelles mesures qui ont été décidées par les pouvoirs publics, pour tenter de mettre un frein à la multiplication des accidents de la route et aux nombreux tués et blessés qu’ils engendrent. Il s’agit entre autres du durcissement des sanctions contenues dans la nouvelle loi sur la circulation routière (en vigueur depuis le 19 mars dernier) qui prévoit une hausse importante des amendes forfaitaires pour chaque contravention. La principale mesure de cette nouvelle loi serait, sans conteste, l’introduction du permis de conduire à points.

Ce sont aussi des propositions de la fédération car il faut savoir que nous avons tenu, depuis quelques années, des réunions avec les ex ministres des transports où nous avons soulevé les doléances des gérants des auto-écoles mais aussi nous avons fait des propositions pour améliorer l’activité et même la circulation routière. Mais, j’insiste qu’il y a certaines décisions pour réglementer l’activité qui ne sont pas logiques.

Peut-on connaitre ces mesures rejetées par les gérants des auto-écoles ?

Les gérants des auto-écoles contestent d’abord le fait que le ministère des Transports n’ait pas accompagné ces mesures par un changement des tarifications. Car pour la majorité, augmenter les heures de formation doit être suivi d’une augmentation des tarifs.

Je précise que lors des réunions que nous avons tenues avec les responsables du secteur, en 2015, ensuite en 2016 et enfin en 2017, nous avons demandé à unifier les tarifs afin de mettre sur un pied d’égalité toutes les auto-écoles en la matière et d’éviter des augmentations anarchiques. Nous avons ensuite suggéré l’application d’un tarif unifié, lequel sera fixé à travers tout le territoire national pour l’obtention du permis de conduire. Ce tarif unifié permettra de mettre un terme à la concurrence déloyale et surtout à élever le niveau de la formation.

L’autre préoccupation de la corporation est celle de revoir les modalités d’obtention du certificat de la qualification professionnelle, pour les catégories C, D et E. Une mesure que nous refusons catégoriquement car pour la fédération, un gérant qui a plus de dix ans d’expérience n’a pas besoin de cette justification donc nous demandons l’annulation de la formation pour les gérants des auto-écoles cumulant cinq ans d’expérience. Autre soucis, celui du local. Le ministère exige une superficie que nous rejetons. Mais aussi le véhicule doit être moins de cinq ans, alors que tous les véhicules des auto-écoles sont soumis au contrôle technique chaque six mois. Donc je ne vois pas l’utilité d’exiger un véhicule neuf.

Que comptez-vous faire face à cette situation ?

Nous attendons toujours la réaction de la tutelle car nous avons transmis une lettre au ministère soulevant ce problème une décision qui a été prise, en fin décembre, lors de la réunion du conseil national de lé fédération. Selon les informations que nous avons eues, le ministère a bloqué pour l’instant l’application de ce nouveau cahier des charges, car selon la note adressée aux directeurs des transports des wilayas, son application était prévue dès ce mois de janvier.  Nous attendons le mois de mars, s’il n’y a aucune réponse de la part du ministère des transports et si ce dernier décide de l’application de ce nouveau cahier des charges, nous déciderons dès lors des actions à entreprendre soir une grève, ou d’autres formes de contestation. Ce sont les gérants des auto-écoles qui vont décider. Maintenant la balle est dans le camp du ministère.

 

 

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