La production pétrolière de l’OPEP a atteint son plus haut niveau depuis 2016

OPEP

Donald Trump est-t-il en train de gagner le bras de fer qu’il l’oppose aux pays membres de l’OPEP?, A quatre jours des élections de mi-mandat (midterms) aux Etats-Unis, les prix de l’or noir continuent de baisser sur les marchés internationaux, souffrant toujours d’une offre trop abondante.  Et pour cause, les pays producteurs de l’OPEP ont augmenté leur production pour le mois d’octobre dernier.

en effet, l’OPEP a porté la production de pétrole à son plus haut niveau en octobre depuis 2016, la hausse de la production sous l’impulsion des Émirats arabes unis et de la Libye faisant plus que compenser la réduction des livraisons iraniennes imputable aux sanctions imposées par les États-Unis, selon une enquête de Reuters publiée mercredi dernier.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a pompé 33,31 millions de barils par jour en octobre, en hausse de 390 000 barils / jour par rapport à septembre. L’OPEP a convenu en juin de pomper davantage de pétrole après les pressions exercées par Donald Trump afin de freiner la hausse des prix et de compenser le déficit attendu des exportations iraniennes. Par conséquent, le pétrole avait atteint le 3 octobre un sommet de 86,74 dollars le baril, le plus haut en quatre ans, mais a depuis reculé à 76 dollars, la crainte d’une offre insuffisante s’est estompée.

La plus forte augmentation a été enregistrée pour le mois d’octobre par les Émirats arabes unis. Selon l’étude, la production a augmenté de 200 000 barils par jour à 3,25 millions de barils par jour, et pourrait théoriquement augmenter davantage, les EAU affirmant que sa capacité de production de pétrole atteindra 3,5 millions de barils par jour à la fin de l’année.

La 2ème plus forte augmentation vient de la Libye, où l’enquête a révélé une production moyenne de 1,22 million de barils/jour, soit une hausse de 170 000 barils/jour. La production libyenne reste instable en raison des troubles, ce qui soulève des questions sur la stabilité de la production actuelle de l’OPEP, selon le même média.

L’Arabie saoudite a pompé 10,65 millions de barils par jour en octobre, soit plus qu’en juin. L’Angola a aussi augmenté  sa production en octobre, en raison de l’approvisionnement d’un nouveau champ, Gindungo. La production reste, toutefois, bien inférieure à l’objectif de l’OPEP.

Le Nigéria qui est exclu de l’accord, a augmenté son offre de pétrole de 30 000 barils par jour. La production au Koweït a légèrement diminué. Le pays avait augmenté sa production en juillet à la suite de l’accord avec l’OPEP et l’avait maintenue en août et en septembre, selon l’étude de Reuters.  Parmi les pays à plus faible production, figure l’Iran qui a enregistré la plus forte baisse, soit 100 000 barils/jour.

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En effet, les exportations ont diminué, en raison des sanctions imposées par les États-Unis, et qui ont découragé les entreprises d’acheter le pétrole du pays. La production a également diminué au Venezuela, où le manque d’investissements dans l’industrie pétrolière, en raison de la crise économique dans le pays, a entraîné une réduction des activités de raffinage et des exportations de pétrole.