Pétrole : la hausse des prix du brut, permet à Rosneft de quadrupler son bénéfice net

géant russe du pétrole

Le géant russe du pétrole Rosneft a annoncé mardi avoir quadruplé son bénéfice net au premier semestre sous l’effet de la hausse des prix du brut et expliqué vouloir privilégier désormais la croissance interne après des années d’acquisitions tous azimuts.

Entre janvier et juin, le groupe semi-public, qui vient d’annoncer un programme inédit de rachat d’actions pour doper sa valeur boursière, a dégagé un bénéfice net de 309 milliards de roubles (environ 4,2 milliards d’euros au taux de change actuel), soit quatre fois plus qu’un an plus tôt.

Son chiffre d’affaires a augmenté de 35% à 3.787 milliards de roubles (51,4 milliards d’euros), tandis que son excédent brut d’exploitation (Ebitda), indicateur très suivi des marchés, a bondi de 49% à 950 milliards de roubles (12,9 milliards d’euros).

Dans un communiqué, l’influent patron du groupe Igor SetChine a expliqué ces résultats par « une amélioration significative des conditions macroéconomiques » alors que les prix du pétrole ont nettement remonté en début d’année, ainsi que par les « efforts pour renforcer l’efficacité du groupe ».

« Les acquisitions stratégiques clés réalisées en période de faibles prix du pétrole sont terminées. Le groupe se concentre sur la croissance organique et la monétisation des synergies dégagées de ces acquisitions », a-t-il ajouté.

Visé par des sanctions occidentales depuis la crise ukrainienne, le groupe qui s’est toujours jugé sous-évalué au vu de sa production et de ses réserves gigantesques, a annoncé ces derniers mois des mesures pour soutenir le cours de son action.

Lundi, il a annoncé que son conseil d’administration avait validé un programme de rachat d’actions représentant jusqu’à 2 milliards de dollars courant jusqu’en 2020.

Mardi, le titre évoluait à des niveaux record en progressant 1,3% à 424,55 roubles vers 07H30 GMT, soit une capitalisation boursière d’environ 61 milliards d’euros contre environ 300 milliards d’euros pour l’américain ExxonMobil qui pourtant produit moins que lui. 

KIA RIO

La production moyenne d’hydrocarbures du groupe russe au deuxième trimestre était stable à 5,7 millions de barils équivalent pétrole par jour (3,6 millions pour ExxonMobil).

Hassi Messaoud Expo