Pétrole : L’Arabie Saoudite fait-elle encore le beau temps sur le marché

réserves de pétrole

Les 24 membres de l’Organisation de pays exportateurs de pétrole (OPEP) avaient décidé, vendredi 22 juin sous la pression du président américain Donald Trump, d’augmenter la production pétrolière d’environ 1 million de baril par jour à partir du mois en cours. L’objectif de cette décision était de maintenir les prix entre 65-70 dollars le baril pour éviter de trop pénaliser les pays consommateurs qui allaient de voir leur croissance économique baisser avec un baril à 80 dollars.

La réaction du marché ne s’est pas fait attendre, puisque les prix du brut s’affichaient sous la barre des 70 dollars, avant d’entamer ces derniers jours leur courbe ascendante,frôlant de nouveau les 80 dollars. Cette hausse de la production décidée le 22 juin lors de la réunion de Vienne a été compensée par une baisse de la production au Venezuela.

C’est dans ce contexte que le président américain a reformulé sa demande à l’Arabie Saoudite d’augmenter la production. En effet, le prince héritier Mohamed Ben Salmanea promis au président Donald Trump qu’il pourrait augmenter la production de pétrole si nécessaire et que le pays dispose de 2 millions de barils par jour de capacité inutilisée, selon l’agence Reuters.  

Sur son compte tweeter, le président américain a révélé que l’Arabie Saoudite pourrait augmenter sa production pour atteindre les 2 millions de barils par jour. Le président américain ordonne et le prince héritier s’exécute. Cette exigence de Trump démontre encore une fois que le chef de file de l’OPEP, en l’occurrence l’Arabie Saoudite,  ne tient plus les rênes du marché pétrolier.

« Je viens de parler au roi Salman d’Arabie saoudite et lui ai expliqué qu’ à cause de la tourmente et du désordre en Iran et au Venezuela, je demande à l’Arabie saoudite d’augmenter la production pétrolière, peut-être jusqu’à 2.000.000 de barils. Les prix sont élevés! Il a accepté!, a fait savoir le président américain, Donald Trump.

De nombreux pays du cartel risquent de s’opposer à cette éventuelle hausse, au premier rang des récalcitrants, l’Iran qui a demandé aux autres membres de l’OPEP de « s’abstenir de toute mesure unilatérale », avertissant que cela nuirait à l’unité de l’OPEP.

L’Iran permettra à des sociétés privées d’exporter du pétrole brut pour aider à battre les sanctions américaines, a déclaré dimanche le Premier vice-président EshaqJahangiri. « Le brut iranien sera offert à la bourse et le secteur privé pourra l’exporter », a déclaré M. Jahangiri dans un discours sur les sanctions américaines, selon Reuters.

Pour rappel, le président américain avait déjà critiqué le mois dernier sur son réseau social préféré l’OPOP qu’il a accusé de faire monter les prix du pétrole, ce qui pèse sur les prix de l’essence aux Etats-Unis, devenus un facteur important lors des prochaines élections du mid-term en novembre prochain et surtout un argument de campagne.

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