L’Algérie aura sa loi sur l’énergie nucléaire

loi sur l’énergie nucléaire

L’Algérie est en train d’élaborer une loi sur l’énergie nucléaire. L’annonce a été faite, par Mustapha Guitouni, ministère de l’Energie lors d’une conférence de presse organisée lundi 11 juin au siège du ministère à Alger. « Nous sommes en train d’élaborer une loi sur l’énergie nucléaire à travers le Comena (Commissariat à l’énergie atomique) », a-t-il affirmé. « Elle (cette loi) a été élaborée au niveau du ministère. Elle est soumise actuellement aux différents secteurs pour qu’ils donnent leurs avis », a-t-il ajouté.

Kia Picanto

Selon Guitouni, cette loi, la première du genre pour l’Algérie depuis son indépendance, sera présentée au gouvernement dans un avenir proche. « Elle va passer au niveau du gouvernement dans très peu de temps », a-t-il fait savoir.

Lors de la même conférence de presse, le premier responsable du secteur de l’énergie en Algérie abordé d’autres sujets d’actualité. L’un d’eux était le recours par l’Algérie à un bureau d’expertise américain pour l’élaboration de saloi sur les hydrocarbures.

Défendant ce choix, Guitouni a argué ne pas tout pouvoir élaboré à l’échelle locale. « La nationalité des bureaux d’expertise importe peu. Que ces bureaux soient français, anglais, importe peu. Cela est valable pour l’élaboration de toute loi sur les hydrocarbures. Nous ne pouvons tout faire en Algérie. La future loi sera globale. Elle traitera de tous les aspects. Elle prendra en charge tous les problèmes rencontrés. Elle préservera les intérêts de l’Algérie et de ses partenaires », a-t-il signifié

Par ailleurs, le ministre de l’Energie a indiqué que l’Algérie se dirigerait vers l’arrêt des importations des panneaux solaires, du fait, de l’existence d’entreprises algérienne les produisant. Ce sont donc ces six entreprises locales qui devraient fournir le marché national.

Guitouni, qui oscille ces derniers jours entre visite sur le terrain et sortie médiatique, est revenu avant-hier en marge de son déplacement dans la wilaya de Blida sur les coupures d’électricité que connaissent les villes algériennes chaque été.

D’après lui, ce problème de délestage est la cause directe, dans la majorité des cas, des vols d’électricité, mais aussi des feux de forêt. «Personne au monde, quelle que soit sa stature dans le domaine de l’électricité, qui dirait que le risque zéro existe. Nous disons qu’il n’existe pas parce que nous nous sommes préparés et nous avons la capacité qu’il faut », a-t-il commenté. Et de poursuivre : « je ne pense pas qu’il y’aura délestage sauf en cas de problème majeur comme l’année passée en raison des feux de forêts gigantesques qui ont fait fondre les réseaux (de haute tension) ».