Issad Rebrab : «Notre objectif pour les trois prochaines années est d’exporter 3 milliards d’Euro par an»

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L’homme d’affaires Issad Rebrab, ambitionne de porter les exportations de son groupe Cevital à travers toutes ces filiales à 3 milliards d’euros/an sur les trois prochaines années.

«Nos exportations sont diverses et couvrent  aussi bien l’Afrique que d’autres continents. (…) Mais notre objectif aux trois prochaines années serait d’amener la barre de nos exportations à 3 milliards d’euros par année dont 2 milliards viendront de l’électroménager», tel est l’objectif exprimé par le patron de Cevital au journal Financial Afrik, auquel il a accordé une interview le 27 mai dernier, et une interview dans laquelle, Issad Rebrab est revenu aussi sur ses investissements et la création de Zone de libre-échange africaine «ZLEC».


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Il a affirmé que «Nous considérons que tous les secteurs d’activité économiques sont ouverts au groupe, en dehors bien sûr des choses qui sont interdites par la déontologie. Sinon, c’est au cas par cas que nous faisons des analyses de marchés»

Issad Rebrab a indiqué qu’«il veut conquérir de nouveaux marchés nationaux et internationaux et booster les exportations de son groupe. Pour lui, il faut être pragmatique pour réussir dans les affaires».

Le patron de Cevital s’est exprimé une nouvelle fois sur son investissement dans un projet qualifié de «vital», consistant en une nouvelle technique de dessalement présentée comme «révolutionnaire».


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«C’est un projet de grande envergure qui pourra répondre à la problématique de l’eau qui va se poser lors des 20 prochaines années dans le monde», a-t-il soutenu.

Rebrab a expliqué que «Le projet consiste en la production de membranes et d’unités de dessalement et de production d’une eau ultra pure pour les industries pharmaceutiques, agroalimentaires et de semi-conducteurs ainsi que pour le traitement des eaux de gaz et de pétrole de schiste. C’est un projet que nous comptons lancer cette année, et qui pourra sauver toute l’humanité du déficit hydrique prévu prochainement».

«L’Afrique doit développer les infrastructures routières et ferroviaires afin de pouvoir réellement rapprocher les pays et booster leurs flux commerciaux», a jugé Issad Rebrab en commentant la création de la zone de libre-échange africaine.

Selon lui, «l’augmentation des échanges entre nos pays passe avant tout par la mise en place de véritables infrastructures», en expliquant qu’«un conteneur exporté à partir de l’Algérie passe presque 45 jours pour arriver au port d’Abidjan. Par contre, s’il y avait une ligne ferroviaire qui quitte n’importe quelle ville Algérienne, passant par le Mali, il lui faudrait juste 36 heures pour être en Côte d’Ivoire».

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