Amélioration du climat des affaires en Algérie : L’Etat mauvais élève, selon les chefs d’entreprises

chefs d’entreprises chinoises présentes en Algérie

Dans son rapport sur l’indice de l’évolution du monde de l’entreprise durant le premier trimestre 2018 en Algérie, l’observatoire du climat des affaires (OCA), fait ressortir que l’Etat est un mauvais élève en matière de l’amélioration du climat des affaires, l’un des axes sur lesquels s’est basée l’enquête, auquel les chefs d’entreprises ont donné la plus mauvaise note.

Ooredoo Maxy 2000

Dans l’enquête du 1er Trimestre 2018 a été clôturée le 22 AVRIL 2018. 250 chefs d’entreprises sur le territoire national ont étés interrogés, sur la base d’un questionnaire en Arabe et Français via internet, SMS et Téléphone. Le Taux de participation à l’enquête a été de 58%. Elle s’est basée sur 5 axes qui sont : gouvernance et action de l’Etat, compétitivité des entreprises, financement, fiscalité et enfin, capital humain.

Ainsi, sur la gouvernance et action de l’Etat dans l’amélioration du climat des affaires, selon l’OCA, les chefs d’entreprises ont attribué la plus mauvaise note. «Les actions du gouvernement et leurs impacts sur les entreprises sont jugés très insuffisantes, avec une note 5,5/20, cet indicateurs enregistre le plus bas score sur l’ensemble des axes, la gouvernance de l’Etat est perçu comme faible. Les décisions discrétionnaires qui ont trait à la gestion économique du pays sont prises sans concerta5on et par voie de décret, ce qui alimente ce ressen5ment de la communauté algérienne des affaires», lit-on dans le rapport de l’OCA.

Pour ce qui de la compétitivité des entreprises, l’OCA a donné une note de 8.5/20. L’observatoire écrit, à ce propos, que «cet indicateur enregistre le score de 8,5/20, traduisant le sentiment d’une compétitivité relative selon les chefs d’entreprises». En expliquant«cela pourrait aussi être induit par des efforts d’amélioration de la qualité des produits et services nationaux confrontés à une forte compétition de produits importés depuis plus d’une décennie».

Sur la question du financement, les entrepreneurs enquêtés, estiment que l’offre est en dessous de leurs attentes. A ce sujet, l’Observatoire commente dans son rapport, que «du point de vue des chefs d’entreprises l’offre de financement reste en dessous de leurs attentes, avec un score de 7,5/20, traduisant un frein à la croissance et au développement des entreprises». Un avis justifié par «l’absence de compétitivité dans le secteur financier avec une dominance des banques publiques et le retard de modernisation du secteur bancaire, expliquent en partie cela. Le financement par le biais de la bourse d’Alger reste à l’état embryonnaire».

Concernant la fiscalité, les chefs d’entreprises considèrent, selon la même source, que «la pression fiscale et parafiscale est importante ce qui explique la note de 6,8/20».

Enfin, pour ce qui est du capital humain, la note de 7,0/20 attribuée par les chefs d’entreprises confirme, selon l’OCA, que «les compétences et talents recherchés sont très en dessous de leurs attentes en qualité et en nombre». Précisant que «cette appréciation de la part des chefs d’entreprises pose des questions sur la capacité des institutions de formations à fournir les ressources humaines qualifiées en qualité et en nombre».

A noter que, l’Observatoire du Climat des Affaires (OCA) est un outil nouveau qui vous permet de suivre la mise en œuvre des réformes économiques en direction des entreprises et du climat des affaires en Algérie.Il a été mis en place par le Think Thank CARE (cercle d’actions et de réflexion autour de l’entreprise), soutenue par plus d’une trentaine d’organisations patronales et associations professionnelles, qui ont élaboré un programme de réformes économiques pour l’entreprise.

KIA RIO

Cependant, même si l’échantillon n’est pas très important avec 145 réponses sur 250 chefs d’entreprise sollicités dans le cadre de cette enquête, mais les résultats sont révélateurs du marasme baignant dans le monde économique.

EFTG