Assises nationales de l’Agriculture : Ouyahia plaide pour l’ouverture du secteur à l’investissement privé

développer le secteur agricole

Le Premier Ministre Ahmed Ouyahia a appelé ce lundi à Alger, les agriculteurs à opérer du changement dans les mentalités et de s’organiser pour développer le secteur agricole. Ouyahia a déploré le fait que 3 millions d’hectares soient non exploitées, il a également plaidé pour l’ouverture à l’investissement privé dans le secteur agricole.

Lors de son allocution à l’occasion des Assises nationales de l’agriculture organisées au Centre International des Conférences (CIC), et après avoir écouté les recommandations de ces assises, Ouyahia a émis des remarques déroulé en 5 points, et il a déclaré que «il est inadmissible de  croiser les bras alors que 3 millions d’hectares de terres agricoles sont non exploitées», en ajoutant que «les richesses de ces terres sont inestimables et non négligeables, et elles sont pour celui qui les exploitera», en Affirmant que «l’Etat veillera à la protection de ces terres à travers les projets futurs».

Dans ce sens le Premier Ministre a précisé que «l’Etat veillera a ce que les terres agricoles soient exploitées de façon réelle et exemplaire», en ajoutant que «l’Etat compte ouvrir un  débat national sous le thème de la terre est pour celui qui la travaillera et surtout les terres des «Aarchs » dans les hauts plateaux pour mieux les exploiter, et en sortir avec un consensus national».

Ouyahia a appelé par la même occasion les agriculteurs à s’organiser au sein de coopératives agricoles, d’être une force de proposition et de défendre mieux leurs droits, et que l’organisation permet un rendement meilleurs, ce qui permettra le développement du secteur agricole».

Le même responsable a souligné l’obligation d’impliquer les collectivités locales dans l’exploitation des terres agricoles dans les zones rurales pour créer une certaines synergie entre les différents secteurs. «Nous veillons plus sur la vie agricole et pas sur les collectes de données chiffrées et les remettre au Ministère», en ajoutant que «les terres seront protégées, l’activité agricole sera intense pour promouvoir l’investissement dans les autres secteurs».

Il a fait savoir que le secteur de l’agriculture sera au cœur de la politique de la décentralisation, et cela, n’apportera que du bien pour les habitants des campagnes.

Ouyahia a rassuré les agriculteurs du maintenu du niveau du budget alloué pour le secteur en 2019, comme celui de l’année en cours. «Le budget alloué en 2018 pour le secteur agricole a augmenté de 100% concernant les caisses, et de 50% pour ce qui est du budget global», en précisant que «130 milliards DA alloué comme budget au secteur, dont 70 MDS ont été destinés au soutien de la production agricole, et 60 MDS DA destinés au soutien de l’activité agricole à travers les caisses».

Ouyahia a déploré le fait qu’après les investissements avec des partenaires étrangers dans la production de matériel agricoles, et l’investissement de sommes colossales, ce matériel reste invendu. Dans ce sens, il a mis en avant la nécessité de mécaniser l’agriculture pour plus de rendement, et selon lui, l’intégration de nouvelles techniques et la mécanisation du secteur permettra d’attirer les jeunes vers le secteur.

Par ailleurs, Ouyahia a en outre appelé à encourager la production, la distribution et l’exportation. «La production existe. Il est donc de notre de devoir de s’inquiéter pour son devenir. C’est pour cela qu’il faut passer à la création des circuits de distribution et de conservation».

Ouyahia a également parlé de la nécessité de s’ouvrir à l’investissement privé, ce qui permettra de relancer le secteur comme ce qui a été fait dans le secteur de l’industrie qui en représentent 80% de la production industrielle.

Par la même occasion, le Premier ministre n’a pas manqué l’occasion pour répondre aux critiqué de l’Union européenne quant aux restrictions imposées par le gouvernement sur l’importation de certains produits: «Ils nous critiquent pour avoir pris des décisions de protectionnisme, mais nous allons continuer dans cette démarche pour l’encouragement de la production nationale.»

MDI School