Amara Benyounes, SG du MPA : «Le montage de véhicules en Algérie revient plus cher que les importations»

MPA

«Le montage des véhicules en Algérie revient plus cher que les importations», a affirmé Amara Benyounes, le Secrétaire Général du Mouvement Populaire Algérien (MPA) et ancien Ministre du Commerce.

En effet, dans une interview accordée samedi à la chaîne arabophone EL Bilad TV, Amara Benyounes a critiqué la décision du Gouvernement d’interdire l’importation de véhicules, en appelant à remédier aux questions économiques avec des solutions économiques, sans recourir à des solutions politiques.

Selon l’ancien Ministre du Commerce «l’interdiction des importations de véhicules, a causé la perte de beaucoup d’emplois, et les usines de montages de véhicules en Algérie n’ont pas pu récupérer ses emplois».

Benyounes a estimé que, les raisons de la flambée des prix des voitures assemblées en Algérie sont dues à «la loi du marché qui n’est pas régulée». Il a indiqué, dans ce sens, que «l’Etat ne peut pas intervenir pour rabaisser les prix», parce que, selon lui «le marché des véhicules en Algérie est un marché libre».

Pour Benyounes, la flambée des prix des voitures après l’interdiction des importations et le lancement des usines de montages de plusieurs marques, est due à «la loi de l’offre et de la demande».

A noter que, le Gouvernement a tenté de jouer la carte de la transparence en publiant les prix de sortie d’usine des véhicules montés localement, et sont avérés trop chers aux yeux des citoyens. Ces derniers, en réaction à cette flambée des prix. Plusieurs pages ont été créées sur les réseaux sociaux pour dénoncer ces prix excessifs des voitures, tout en appelant à les boycotter.

Pour rappel, les prix des voitures neuves et d’occasions ne cessent d’augmenter depuis plus de trois ans. Plusieurs facteurs interviennent dans cette flambée. La dévaluation de la monnaie nationale, l’interdiction des importations en dépit d’une offre locale insuffisante malgré, le lancement de plusieurs usines de montages, et également, en raison d’une demande locale estimée à 400 000 véhicules et qui ne cessent d’augmenter.