Réduction du train de vie de l’Etat : Qui donnera l’exemple ?

train de vie de l’Etat

Mentionnée et remise au goût du jour, par les précédents gouvernements, l’austérité qui devait s’appliquer, au train de vie des ministres et des walis, ne trouve pas le chemin de la concrétisation. Et ce malgré, les multiples mesures prises, par les ex-premiers ministres, Abdelmalek Sellal et Abdelmadjid Tebboune, qui, faisant montre, d’une chasse lancée contre les responsables budgétivores, n’ont, en réalité, fait  que chatouiller leurs habitudes royalistes.

A son tour, le premier ministre Ahmed Ouyahia, avait formulé une demande à la cour des comptes, pour l’établissement d’un rapport, contenant des recommandations à suivre en vue de réduire le train de vie de l’Etat. A l’issue de ses travaux, cette dernière, fait état d’un constat catastrophique. Plusieurs services sont pointés du doigt, tels que la dépenses publique, le recouvrement fiscale, sans parler, des déperditions, engendrées par l’utilisation abusives des avantages de l’Etat.   

Dans ce sens, l’exemple de la résidence du Club des Pins,  où la location est facturée au dinar symbolique, et prise en charge par l’état, à coup de 300 000 da par mois, témoigne de  l’hémorragie qui s’intensifie. Notamment  lorsqu’il s’agit de factures de consommation d’énergie, d’eau,  et d’autres services, du fait que ces responsables ne paient pas, et ce en plus des frais de déplacement et  d’autres frais divers.

Parallèlement, le terme « saignée » prends toute son ampleur, lors des sorties et visites sur le terrain, où ces gestionnaires, ou du moins certains d’entre eux, ne se refusent rien. Aussi bien sur l’importance de la délégation qui les accompagne, que sur leurs exigences en matière de restauration et d’accueil, infligeant aux wilayas visitées, des dépenses mirobolantes, qui auraient aisément pu être versées à leur développement.

Pour les observateurs, c’est le paroxysme de la contradiction, du fait que ces mêmes responsables, qui creusent un peu plus le déficit de l’Etat, prônent la rationalisation des dépenses, et bombardent les citoyens de discours moralisants sur l’utilité de l’austérité et son bienfait à long terme.

Combien même, l’incidence de ce train de vie, s’apparente à une goutte d’eau dans l’océan, en matière de déficit, il n’en demeure pas moins, que pour asseoir un dialogue sain, entre le citoyen et les pouvoirs publics, la correction aurait voulu que ce dernier  se charge au moins de donner l’exemple.

A ce titre, il a été dépensé uniquement pour le renouvellement du parc automobile des administrations, plus de 6,32 milliards de dinars, soit près de 60 millions d’euros, et  10 millions de dinars, soit environ 100 000 euros à « la conception et l’impression de dépliants ».

MDI Alger

Ceci étant, la liste des dépenses inutiles, demeure encore très longue, et impacte négativement  la mise en place et la réussite de la transition économique et énergétique, imposée par la crise pétrolière, qui, devant l’absence de solutions concrètes et réalisables, continue de plonger l’économie nationale dans les abysses de l’échec.

Bessa, Résidence la Pinède