Hydrocarbures : Forte reprise de l’activité en 2016

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Le secteur des hydrocarbures enregistre une forte reprise d’activité en 2016 après le retour à la croissance de 2015, mais toujours dans un contexte de baisse des prix des hydrocarbures et de niveau des prix bas. C’est ce qui ressort du dernier rapport sur les comptes économiques en volume de 2011 à 2016, élaboré par l’ONS. S’agissant des exportations d’hydrocarbures, celles-ci ont enregistré en 2016, une baisse moins importante qu’en 2015 par rapport à 2014. En effet, les exportations ont été évaluées à 27,847 milliards de dollars en 2016, 33,693 milliards de dollars en 2015 et 58,447 milliards de $ en 2014 avec respectivement des taux de croissance de -17,4% en dollars courants et -42,3%.

Le prix du brut algérien perd 15,9% en 2016 contre une baisse de 46,9% en 2015. Il s’établit à une moyenne de 44,2 US$/baril en 2016 contre 52,5 US$/baril en 2015 et 98,9 US$/baril en 2014.

En volume et aux prix de l’année précédente, les exportations d’hydrocarbures augmentent de 8,3% en 2016 par rapport à 2015.

Le rapport révèle en outre qu’en 2016, le secteur des hydrocarbures connait un taux de croissance en volume de 7,7% après avoir connu une timide reprise en 2015 de 0,2% qui a sans doute marqué la rupture avec une décennie (2006-2014) de récession et de décroissance des activités des hydrocarbures.

« Ce constat permet d’avoir la mesure des chocs extérieurs auxquels est confronté le secteur des hydrocarbures et par conséquent l’économie globale du fait de la forte variabilité des prix internationaux », indique-t-on.

Par ailleurs, les statistiques du Ministère de l’Energie (ME) révèlent que de manière générale, l’activité du secteur des hydrocarbures connait un regain d’activité en 2016 en termes de production physique et que les exportations d’hydrocarbures sont caractérisées par une forte croissance.

Au total, selon la même source, le secteur des hydrocarbures bénéficie du regain d’activité enregistrée, mais la baisse des prix internationaux (moins importante en 2016) a conduit à des impacts négatifs sur le chiffre d’affaire et la valeur ajoutée en valeurs courantes.

Pour ce qui est du secteur industriel, la valeur ajoutée industrielle a été évaluée à 975,7 milliards de DA en 2016 contre 904,6 milliards de DA en 2015, soit une hausse nominale de 7,4%. Il faut relever que le secteur industriel dans l’économie voit sa part dans l’économie rétrécir. En 2016, la part de l’industrie dans le PIB n’est que de 5,6% alors qu’elle était de plus de 8,4% en 1999.

Le même rapport indique qu’en volume, la croissance industrielle a été de l’ordre de 3,8% en 2016 contre 4,8% en 2015 soit une décélération du rythme de croissance consécutif aux faibles performances du secteur des ISMMEE : 1,1% en 2016 contre plus de 11% en 2015. « Il faut relever le bon comportement des secteurs de l’énergie, des matériaux de construction, de la chimie et des industries agroalimentaires qui enregistrent des taux de croissance de leurs valeurs ajoutées de 4,4%, 6,2%, 3,7% et 5,6% respectivement. Relevons également que la croissance du secteur de l’énergie en 2016 est moins importante que celle de 2015 qui était de 6,8% », ajoute-t-on. Cependant, le secteur agricole affiche une croissance de sa valeur ajoutée de 1,8% en 2016 par rapport à 2015, après les 6% en 2015 par rapport à 2014 et les 2,5% en 2014 par rapport à 2013.

« La timide performance du secteur de l’agriculture en 2016 est due principalement à la forte baisse enregistrée dans la production de céréales qui connait une baisse en volume de 8,0% en 2016 après une croissance positive de 9,5% en 2015 par rapport à 2014 », précise l’ONS qui ajoute qu’il faut également retenir que d’une manière générale et en dehors des céréales qui ont été fortement affectés par des conditions climatiques et pluviométriques non favorables, la production agricole hors céréales végétale et animale est également affectée.

Ainsi, la production végétale hors céréales connait un taux de croissance de 2,7% en 2016 contre 6,4% en 2015 et la production animale marque un taux d’accroissement de 1,7% en 2016 contre 5,6% en 2015.

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