Mohamed Yaddadene, Consultant dans le secteur de l’automobile à Algérie-Eco : « Le salon international de l’automobile a été reporté pour septembre »

Dans cet entretien, l’expert du domaine de l’automobile, M.Yaddadene réagit aux dernières informations concernant le salon international de l’automobile. M.Yaddadene révèle que ce dernier a été reporté pour septembre en attendant, selon lui, la confirmation de la date. Cette situation s’explique selon lui, par la situation que traverse le marché de l’automobile à savoir , une offre limitée à des concessionnaires bien ciblés et l’ indisponibilité de produits à travers les réseaux de distribution dont le personnel encore en poste chôme en grande majorité.

 Algérie-Eco : Plusieurs informations circulent ces derniers jours sur la tenue ou non du salon international de l’automobile. D’abord  avez-vous des informations sur le sujet?

MYaddadene: A ma connaissance le salon  international de l’automobile a été reporté  pour septembre maintenant nous n’avons pas d’informations officielles qui confirment les dates exactes. Je pense que la SAFEX et l’AC2A sont les seuls qui pourront confirmer l’annulation éventuelle de cet important événement dans le calendrier national.

Dans tous les cas le public algérien attend toujours la confirmation des dates.

Ensuite, si les concessionnaires décident d’annuler l’édition de cette année, est-ce légitime à votre avis?

C’est des choix stratégiques pour les concessionnaires car au delà de la participation, il ya toutes les retombées liées à la participation. Si un concessionnaire décide de ne pas y participer c’est légitime. Chacun est libre de participer ou pas selon son budget, son programme et surtout son plan marketing, toutefois la situation que traversent certains concessionnaires ne plaide pas pour un grand engouement des concessionnaires comme lors des précédentes éditions. Pour participer à un salon avec des moyens  importants, l’activité doit générer un volume d’affaires qui permet de dégager des budgets nécessaires. Pour rappel , les concessionnaires ont toujours beaucoup  investi pour la participation au salon d’Alger dans des stands conçus dans les standards des marques représentées, tout en planifiant l’exposition de nouveautés, de concepts cars combinés à des animations de haut  niveau. Le salon de l’automobile d’Alger a atteint une notoriété internationale et draine une grande affluence au point de se positionner juste après la Foire Internationale d’Alger, Le public algérien en a fait un grand événement très attendu.

Les dernières déclarations du directeur général de la Safex, M Zitouni  laissent planer le doute sur la tenue de cette édition. Quelles sont à votre avis les vraies raisons de cette situation?

Je pense que cela s’explique par la situation que traverse le marché de l’automobile à savoir , une offre limitée à des concessionnaires bien ciblés et l’ indisponibilité de produits à travers les réseaux de distribution dont le personnel encore en poste chôme en grande majorité. Les quotas sont limités à leur plus simple expression, les licences ne sont pas attribuées à ce jour… Seuls les produits montés localement sont ouverts aux commandes chez certains concessionnaires er  là encore pour certains produits les listes sont longues pour pouvoir accéder à la livraison…Un salon est une opération marketing qui a des objectifs mais si on ne pourra pas satisfaire les clients, on ne leurs mentir et leurs faire miroiter des produits indisponibles et pour lesquels il n’ya aucune visibilité sur les gammes, sur les délais et sur la disponibilité. Maintenant  la SAFEX pourra se concerter avec l’AC2A pour revoir le programme ou la planification de ce salon.  

Le DG de la safex a également critiqué les précédentes éditions les qualifiant de Souk Tijelabine, estimant que les concessionnaires font de ce salon un lieu de vente de véhicule. Quel commentaire faites-vous dans ce sens ?

Je ne pourrais faire de commentaire c’est l’avis de l’organisateur, toutefois, je pense que c’est un salon qui a atteint un niveau international, les concessionnaires ont consentis de gros efforts, en mettant des budgets très importants pour la réussite de cet important événement. Je pense que par respect aux grandes marques qui ont toujours répondu présentes en s’investissant à fond dans ce salon pour lui donner une bonne image et une grande notoriété, nous ne devons pas le dévaloriser au risque de nuire à l’image de notre économie. Le choix des participants n’a jamais été sélectif tout en sachant que les grandes marques en ont faits leur événement majeur dans leur plan marketing.