Un renforcement du partenariat public-privé permettra de révolutionner l’agriculture africaine (rapport)

Pour réaliser le triple objectif des emplois à haute productivité, de croissance économique durable et de production alimentaire en Afrique, un renforcement du partenariat public-privé (PPP) sera déterminant. C’est ce qu’estime le dernier Rapport sur l’état de l’agriculture en Afrique (AASR) publié par l’AGRA en marge du Forum pour la révolution verte en Afrique (AGRF). 

Si le rapport reconnaît que le secteur privé détient la clé de la transformation du système alimentaire africain au regard de l’engagement des PME et des majors de l’agroalimentaire dans chaque étape de la chaîne de valeur, il note toutefois que le secteur public doit guider ce processus en amont par la création d’un environnement favorable.  

Parmi les principales mesures, allant dans ce sens, préconisées, figurent l’augmentation des investissements dans les infrastructures et dans les services de base (approvisionnement en énergie et en eau), l’amélioration du cadre législatif et réglementaire pour booster les échanges agricoles régionaux ainsi que l’adoption de l’assurance agricole pour renforcer la résilience des agriculteurs, notamment face au changement climatique. 

Cette approche collective est d’autant plus cruciale qu’elle pourrait entraîner l’amélioration de la compétitivité des secteurs agricoles et agro-industriels et permettre de profiter des perspectives offertes par l’énorme potentiel agroalimentaire du continent en matière de création de valeur ajoutée et d’accroissement de la production des petits exploitants.  

D’après les données de la Banque mondiale, le marché agroalimentaire africain devrait peser environ 1 000 milliards de dollars à l’horizon 2030 contre 300 milliards $ actuellement.

Ecofin