La part des énergies propres dans les investissements du secteur énergétique, a atteint 43% en 2016 !

investissements dans les énergies propres

Selon le rapport annuel sur l’investissement énergétique mondial de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la part des investissements dans les énergies propres a atteint le niveau record de 43% dans le total des investissements dans du secteur, en 2016. Ceci, malgré un recul de 12% à 1718 milliards de dollars des investissements globaux dans l’énergie, soit la deuxième année consécutive de déclin.

Il faut souligner que ce niveau d’investissement dans les énergies propres est porté par un recul de 38% des investissements en capital dans le pétrole et le gaz qui n’ont recueilli que 2/5 des investissements énergétiques mondiaux au 31 décembre 2016.

EFTG

Même si en 2016, les investissements dans les énergies renouvelables ont eux-mêmes reculé de 3% par rapport aux cinq dernières années, l’AIE indique que les fonds à eux consacrés sur cette période permettront d’ajouter 35% d’énergie propre supplémentaire. Ceci, en raison de la baisse des coûts et de l’amélioration des technologies dans le solaire photovoltaïque et l’éolien. Quant au nucléaire, 10 GW de puissance ont été installés en 2016, son niveau le plus élevé en 15 ans. Il convient de noter que le recul des investissements dans le pétrole et le gaz a entraîné une stagnation du taux d’émission de carbone pour la troisième année consécutive.

Pour finir, le rapport indique que la Chine pourrait bientôt ravir à l’Europe sa place dans le classement des régions qui investissent le plus dans l’efficacité énergétique. Avec un marché qui représente le tiers de la demande mondiale, le pays accueille plus de la moitié des investissements mondiaux en matière d’efficacité énergétique qui ont été réalisés dans des bâtiments notamment. C’est le premier investisseur mondial dans l’énergie, malgré une baisse de 25% des dépenses dans le charbon. Il sera suivi par les Etats-Unis et surtout l’Inde qui enregistre la plus forte croissance de la demande, 7%.

Ecofin