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Le pétrole au plus haut depuis deux mois

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Les prix du pétrole ont grimpé vendredi à leur plus haut niveau depuis deux mois, la légère détente du marché de l’emploi américain éloignant les craintes que la banque centrale américaine n’en fasse trop sur les hausses de taux au point de faire caler l’économie.

Mais les inquiétudes persistantes concernant l’affaiblissement de la demande ralentissent sa hausse avec les annonces de réduction de l’offre de Russie et d’Arabie saoudite.

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Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a grimpé de 2,54% à 78,47 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en août, a gagné 2,86% à 73,86 dollars.

Les créations d’emplois aux États-Unis sont restées solides mais ont augmenté moins que prévu à 209.000 en juin.

« Cela fait penser que la Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait ne pas garder les taux d’intérêt hauts aussi longtemps qu’on ne l’anticipait ce qui allège l’impact que cela pourrait avoir sur la demande énergétique », a commenté Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

Mais le marché pétrolier reste aussi préoccupé par les réductions persistantes de l’offre, ce qui fait monter les cours.

« Les cours ont grimpé ces derniers temps en réponse à l’extension des coupes de production par l’Arabie saoudite tandis qu’on observe une baisse des exportations russes », a noté M. Lipow.

Lundi, l’Arabie saoudite et la Russie, deux importants pays producteurs de brut, avaient annoncé des baisses de leur offre.

« Cela intervient en même temps qu’une diminution continue des stocks américains de pétrole », a encore souligné l’analyste, alors que les réserves commerciales de brut aux États-Unis ont décru de 1,5 million de barils la semaine dernière après -9,6 millions de barils la semaine d’avant.

Face à ce qui apparaît comme un déficit de l’offre, de nombreux indicateurs économiques alimentent en même temps les craintes persistantes d’un affaiblissement de la demande.

En Chine, l’activité dans les services a progressé en juin mais à l’un des rythmes les plus faibles de l’année, dernier signe d’essoufflement de la reprise post-Covid dans le pays.

« Dans les deux autres grandes régions demandeuses (de pétrole), les États-Unis et l’Europe occidentale, les niveaux d’inflation toujours élevés obligent la Fed et la BCE (Banque centrale européenne) à augmenter encore les taux d’intérêt directeurs, malgré les hausses massives déjà opérées », a estimé Carsten Fritsch de Commerzbank.

Ces hausses devraient avoir « un impact sur le développement économique », poursuit-il, indiquant que les économistes de Commerzbank s’attendent à ce que les États-Unis et la zone euro entrent en récession au cours du second semestre.

AFP

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