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Augmentation des salaires, des retraites et de l’allocation chômage : les explications du ministre du Travail

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Youcef Chorfa, s’est exprimé, ce lundi, sur les augmentations de salaires, des pensions de retraite et de l’allocation chômage à partir de ce mois de janvier 2023.

Intervenant sur les ondes de la radio chaîne 3, le ministre a indiqué que ces augmentations seront effectives dès ce mois de janvier. Il a précisé que ces augmentations concernent une population de plus de 7,7 millions (7.780.000) d’algériens vont bénéficier soit d’une augmentation de salaire, d’une augmentation de la pension de retraite et de l’allocation chômage.

« En ce qui concerne les salaires, c’est 2,8 millions (2.800.000) de fonctionnaires qui vont bénéficier des augmentations. 90% c’est des fonctionnaires et 10% c’est des contractuels », a précisé M. Chorfa, qui a noté qu’il y a quatre augmentations successives depuis 2020 jusqu’à 2023 et il y aura également 2024.

A ce propos, il a rappelé l’augmentation du salaire minimum qui est passé de 18.000 dinars à 20.000 dinars en 2020. Il y a eu également en janvier 2021 l’exonération de l’IRG (Impôt sur le revenu global) de tous les salaires de moins de 30.000 dinars. Et en mars 2022, il y a eu la révision du barème de l’IRG pour l’ensemble des salaires et l’augmentation de 50 points indiciaires.

« Pour 2023 et 2024, il va y avoir une augmentation des salaires qui va toucher 2,8 millions de fonctionnaires et contractuels. C’est 150 points indiciaires sur les deux années », a précisé le ministre, qui a souligné que l’incidence financière des dernières augmentations des salaires est de 340 milliards de DA 2023.

« Pour les deux années (2023 et 2024), elle sera de 681 milliards de DA. Si l’on rajoute ce qui a été fait en 2022, l’incidence financière sera de 900 milliards de DA », a-t-il dit, en ajoutant que ces augmentations ont été ordonnées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, afin de permettre au citoyen de « faire face à l’évolution du pouvoir d’achat. »

Selon lui, ces augmentations vont s’étaler sur l’année 2024. Pour l’année 2023 en cours, c’est 50% de l’augmentation des 150 points indiciaires et pour l’année prochaine, c’est les 50% restant, a-t-il expliqué.

Pour illustrer ces augmentations de salaires, le ministre a cité des exemples : « Pour un ouvrier professionnel de catégorie 1, il bénéficiera pour les deux années d’une augmentation de 9.550 dinars. Pour l’année 2023, il aura une augmentation de 4.470 dinars. »

« Un travailleur qui touche 30.000 dinars actuellement, sur les deux années, son salaire sera porté à plus de 39.000 dinars. C’est une augmentation de pratiquement 33%, rien que sur les deux années, sans compter les augmentations précédentes », a-t-il expliqué.

M. Chorfa a également l’exemple de l’enseignant de l’Education nationale : « Sur les deux années, il va avoir une augmentation de 13.450 dinars. Annuellement, il va avoir dans les 6.730 dinars ». « L’importance de ces augmentations, rajoutées aux augmentations précédentes, c’est pour ça qu’ont dit que c’est 47 à 50% », a-t-il dit.

Plus de retraite inférieure au salaire minimum

Interrogé sur le secteur économique, M. Chorfa a indiqué qu’il faut faire la différence entre les salaires de la fonction publique et les salaires du secteur économique. « Les salaires du secteur économique sont déterminées par les conventions collectives qui sont négociées entre l’employeur et le partenaire social », a-t-il dit, en précisant que ce sont des salaires en fonction du chiffre d’affaires, de l’importance de l’entreprise…etc.

Il a rappelé les salaires dans le secteur économique sont plus impotants que ceux de l’administration. « Il y a une étude qui a été faite récemment et qui a démontré que les salaires du secteur économique sont 1,5 à 2 fois plus importants que les salaires de l’administration publique. ça été toujours le cas », a-t-il dit.

S’agissant des augmentations des pensions de retraite, le ministre a d’abord rappelé que le nombre de pensionnaires est de 3,732 millions (3.732.000) en Algérie. Selon lui, 2,9 millions de retraités vont voir leurs pensions augmenter. « Il n’y aura plus de pension de retraite inférieure au salaire minimum (SNMG) et puis, il n’y aura plus d’allocation de retraite en dessous de 15.000 dinars », a-t-il précisé.

Il a expliqué que l’allocation de retraite concerne les travailleurs qui ont cotisé entre 7 et 15 ans, et la pension de retraite concerne les travailleurs qui ont cotisé entre 15 et 32 ans. « Les augmentations sont assez conséquentes », a-t-il estimé, en citant une exemple :

« Pour les gens qui touchaient une allocation de retraire de 3.500 à 10.000 dinars, jusqu’à 14.000 dinars. Celui qui touchait une allocation de retraite de 3.500 dinars va voir sont allocation augmenter à 15.000 dinars, c’est pratiquement 300%. Celui qui touchait 15.000 dinars, va voir son allocation augmenter à 20.000 dinars en plus du conjoint à charge qui est de 2.500 dinars », a-t-il détaillé, précisant que « ces augmentations de retraite varient de 5 à 33%, en dehors des petites retraites. »

« Même les gens qui touchaient une retraite de 20.000 à 50.000 dinars, vont avoir une augmentation qui varie de 2.000 à 4.000 dinars », a-t-il encore précisé, et d’ajouter : « C’est pour cela qu’on dit que toutes les pensions de retraite et les allocations de retraite sont concernées. Maintenant, il n’y aura plus une allocation de moins de 15.000 dinars et une pension de retraire de moins de 20.000 dinars ».

Par la même occasion, le ministre de Travail s’est sur l’allocation chômage attribuée au primo-demandeurs d’emploi. Selon lui, outre l’augmentation de l’allocation chômage qui va être de 15 000 DA à partir de ce mois de janvier, « plus de 300 000 bénéficiaires sont en formation. » « Ce sont des formations qualifiantes, qui durent de 3 à 6 mois. Ce qui les préparera au métier », a-t-il expliqué.

« Nous ne nous sommes pas arrêtés sur l’attribution d’une allocation chômage. Cette politique constitue des projections sur l’emploi et l’employabilité, notamment à travers les conventions signées entre le ministère du Travail et celui de la Formation professionnelle », a indiqué M. Chorfa.

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