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Exportations de céréales : trois ports ukrainiens ont « repris le travail »

Les trois ports ukrainiens désignés pour les exportations de céréales ont « repris le travail », a annoncé mercredi la marine ukrainienne, selon l’agence AFP.

« Dans le cadre de la signature d’un accord sur le déblocage des ports ukrainiens pour l’exportation de céréales, les ports d’Odessa, de Tchornomorsk et de Ioujny (Pivdenny, ndlr) ont repris le travail », a-t-elle indiqué sur Telegram.

Toujours selon l’AFP, le Centre de coordination conjointe (CCC), chargé du contrôle des exportations de céréales ukrainiennes via la mer Noire, a été officiellement inauguré mercredi à Istanbul, conformément aux accords signés le 22 juillet.

Le ministre turc de la Défense Hulusi Akar, cité par la même source, a précisé, lors d’une brève cérémonie, que le centre, installé au sein d’une Académie militaire, sera dirigé par « cinq représentants de la Russie, de l’Ukraine et de l’ONU, ainsi que de la Turquie, tant militaires que civils ».

En vertu des accords signés pour quatre mois entre la Russie et l’Ukraine, via une médiation de la Turquie et sous l’égide de l’ONU, le CCC sera chargé de conduire les inspections de navires au départ et à l’arrivée à Istanbul afin de garantir qu’ils ne transportent rien d’autre que des céréales.

25 millions de tonnes de céréales bloqués dans les ports ukrainiens

Quelque 25 millions de tonnes de céréales, en particulier de blé, restés bloqués dans les ports d’Ukraine par l’invasion russe depuis le 24 février, font cruellement défaut aux marchés mondiaux.

Selon M. Akar, les convois partiront des ports d’Odessa, de Tchernomorsk et de Yuzni. « La préparation et la planification des premiers départs se poursuivent », a-t-il assuré. Précisant qu’il n’y aurait « aucune présence militaire » autour de ces convois, M. Akar a énuméré les différentes tâches incombant au CCC.

Le CCC doit immatriculer et suivre les navires marchands qui participeront aux convois, assurer leur suivi via internet et par satellite, inspecter les bateaux « par des équipes d’inspection conjointes aux endroits appropriés » lors du chargement dans les ports ukrainiens et à leur arrivée dans les ports turcs.

En cas de besoin, le déminage sera décidé et organisé « par les parties ». « Cependant », a ajouté le ministre « il n’y en pas besoin à ce stade ». « Ceux qui travailleront ici savent que les yeux du monde entier sont rivés sur eux », a insisté le ministre turc, en espérant que le centre « contribuera au mieux à répondre aux besoins humanitaires et à la paix collective ».

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