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3e sommet de partenariat Turquie-Afrique : l’Algérie face à de nouveaux enjeux économiques

Tel un revirement de situation qui ne dit son nom, la participation de l’Algérie au 3e sommet de partenariat Turquie-Afrique, semble acter la naissance d’un nouvel ordre économique sur l’axe Alger -Ankara , dans la mesure ou le rôle de l’Algérie dans le déploiement de la Turquie sur le marché africain, apparaît comme naturellement important.

C’est essentiellement ce qui a été débattu lors de cette rencontre qui s’est soldé par l’orientation vers une feuille de route validée par une quarantaine de pays du continent étaient représentés et la feuille de route 2022-2026 a été validée entre la Turquie et la Zlecaf (La zone de libre-échange continentale africaine), comme relaté par un bon nombre de médias internationaux.

« C’est dans une déclaration d’une dizaine de pages qui a été signée à la fin du sommet que autour des axes le plus importants , en l’occurrence  : paix, sécurité, infrastructure, commerce, industrie, éducation… Cela va aussi de la pêche à la poste en passant par la formation des forces de défense ».

Dans cette optique, les relations entre les deux pays sont appelées à se hisser à un niveau supérieur, sur la base de volume d’échange commercial à hauteur de 5 milliards de dollars. Ce qui pourrait permettre à l’Algérie qui a engagé justement une approche de révision de son accord avec l’Union européenne, de négocier en position de force, et de faire valoir ses atouts économiques dans le cadre d’un changement de cap en matière d’approvisionnement en matière première et substitution de clients et de fournisseurs.

A cet effet, le Premier ministre Aimen Benabderrahmane, a été on ne peut plus clair sur ce point, expliquant que  «l’Algérie accorde une grande importance au partenariat afro-turc» qu’elle «continuera de soutenir afin de booster la coopération entre l’Afrique et la Turquie. Tous les facteurs sont réunis pour la réussite de ce partenariat, que ce soit la volonté politique qui s’est renforcée depuis le premier sommet tenu en 2008 à Istanbul, ou en termes de conditions favorables à la relance économique du continent, lequel poursuit sa démarche constante vers la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063 pour un développement intégré, favorisé par la sécurité et de la stabilité ».

D’une vision géostratégique, l’Algérie est plus qu’avantagée par sa position, qui lui confère les moyens de jouer le rôle de grand portail vers l’Afrique, du fait que l’excellence des relations entre Alger et Ankara dûment consolidées par l’invitation du président turc Recep Tayyip Erdogan au président Tebboune « dans les brefs délais », témoigne non seulement de l’importance de la participation de l’Algérie à ce sommet, mais également de l’appui d’un partenaire fiable sur lequel la Turquie compte pour un déploiement efficace et durable en Afrique.

Autrement dit, l’Algérie gagnerait sur tous les plans, à travers l’émergence d’un nouvel ordre économique en accélérant la concrétisation des réformes profondes, et en se dotant de mécanismes susceptibles de relever ce défi , qui ne manquera d’impacter considérablement la relance économique.     

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