Chitour : « 80% des subventions profitent aux riches »

« 80% des subventions profitent aux riches », a déclaré, ce jeudi 17 juin, Chems Eddine Chitour, ministre de la Transition énergétique et des énergies renouvelables.

Intervenant dans l’émission « Invité de la Rédaction » de la radio chaîne 3, Chems Eddine Chitour a été interrogé sur le dossier des transferts sociaux qui coûtent à l’Etat 18 milliards de dollars chaque année et si l’Etat doit continuer à tout soutenir même au profit des riches? « 80% des subventions profitent aux riches », a lancé le ministre ajoutant qu' »il ne faut pas faire de démagogie ».

« Le petit citoyen qui n’a pas les moyens, l’Etat doit l’aider. C’est clair ! Mais il ne faut pas qu’il gaspille. C’est-à-dire, il faut normaliser : Voilà ce que l’Etat peut vous faire », a-t-il dit , en expliquant qu' »il faut de la pédagogie » et que « certaines vérités doivent être dites », a estimé le ministre.

A noter qu’en Algérie plusieurs produits alimentaires de large consommation sont subventionnés, à savoir : le lait, la semoule, l’huile de table, le sucre… L’électricité est également subventionnée par l’Etat.

« Il faut aller expliquer au citoyen qu’on ne peut pas continuer comme ça », a indiqué Chitour, qui cite comme exemple qu’il faut expliquer aux citoyens : la voiture thermique (fonctionnant au carburant) c’est fini, et qu’il faut aller vers la voiture électrique.

A propos de ce dernier point, le ministre a fait savoir qu’il y a des voitures à 5000 euros, en citant le constructeur automobile Peugeot qui devrait s’installer en Algérie, et qui est en train de proposer aux chinois des véhicules électriques à 7000 euros. 

Pour Chitour, c’est « des ruptures » qu’il faut faire, en citant les gains en terme d’environnement, le moteur électrique qui est facile à mettre en oeuvre… Il a également noté qu’en 2030, les voitures électriques seront moins chères, et qu’il y aura une sortie graduelle des énergies fossiles.

« Nous avons installé la première borne électrique à Chéraga. C’est une rupture. », a-t-il estimé, en ajoutant : « Toutes les ruptures ne sont pas simples! Il faut de la détermination. »

Pour rappel, dans le cahier des charges régissant l’activité des concessionnaires automobiles qui vont importer des véhicules neufs, il est exiger que 15% des véhicules soient des voitures électriques.