Partenariat algéro-turc : création d’un centre formation dans les énergies renouvelables à Cherchell

La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Hoyem Benfriha, a annoncé, ce lundi 14 juin à Alger, la création bientôt à Cherchell (wilaya de Tipaza) d’un centre de formation de techniciens et de techniciens supérieurs dans le domaine des énergies renouvelables.

Ce nouveau établissement de formation sera créé en partenariat avec l’Agence turque de coopération et de développement (gvTika), a précisé la ministre, citée par l’agence officielle APS, ajoutant que ce centre de formation sera créé conjointement avec le ministère de de Transition énergétique et des énergies renouvelables.

S’exprimant lors d’un point de presse en marge des travaux d’un atelier sur la géothermie organisé en présence du ministre de la Transition énergétique et des énergies renouvelables Chems-Eddine Chitour, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdelbaki Benziane et la ministre de l’Environnement, Dalila Boudjemaâ, Mme Benfriha a expliqué que l’Agence turque de coopération et de développement devrait former les formateurs et doter le centre de formation par des équipements et du « matériel de pointe ».

Ce centre de formation sera opérationnel dès la prochaine rentrée prévue en septembre 2021, a ajouté Mme Benfriha, tout en annonçant le lancement d’un projet pour la création de six autres centres de formation sur les différentes sources énergétiques selon les spécificités de chaque région (énergies solaire, éoliennes, biomasses, l’hydrogène). Dans ce sens, Mme Benfriha a précisé qu’un centre spécialisé dans la géothermie sera créé au niveau de l’une des wilayas disposant le plus de ressources énergétiques géothermique.

De son côté, M. Chitour a souligné que le développement des énergies renouvelables, en particulier la géothermie, passe par la formation de la ressource humaine. Se référant aux données du Commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique (CEREFE), M. Chitour a affirmé que le pays dispose de 282 sources thermales recensées à ce jour. « Un chiffre qui fait de la géothermie l’une des plus importantes sources d’énergie renouvelables », a-t-il relevé.

Pour sa part, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique Abdelbaki Benziane a mis en avant la contribution de son secteur dans la transition énergétique progressive du pays et son appui au développement durable. M. Benziane a souligné le rôle « incontournable » des universités et des centres de recherche dans le développement la filière géothermie, en mettant tous les moyens matériels et humains dont il dispose pour développer cette filière.

Dans ce sillage, M. Benziane a affirmé que les résultats de la recherche scientifique et les thèses de doctorat sur la substitution du gaz naturel par la géothermie pourraient être utilisées dans les projets pour l’exploitation de la ressource géothermique.

La ministre de l’Environnement, Dalila Boudjemaâ, a insisté, quant à elle, sur la nécessité de faire des études d’impact sur l’environnement avant de lancer  l’exploitation de cette ressource.