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Covid-19 : Le spectre de la 3e vague menace la stabilité du pays

C’était plus que prévisible. Le nombre de cas de contamination par le Covid-19 et ses variants, notamment britannique repart à la hausse après une accalmie qui aura duré quelques mois, et qui a faussement laissé croire que la pandémie s’estompait.

Scénario similaire à celui de la 2e vague, le comportement des citoyens, après l’annonce du programme de vaccination, à donné lieu à un relâchement des mesures de prévention et des gestes barrières, sans précédent. Le port du masque est devenu inexistant, au même titre que le respect de la distanciation physique, et avec allègement des mesures de confinement partiel et les horaires du couvre feu, dûment basées sur les rapports rassurants de la situation pandémique, le retour à la normale était plus qu’évident.

Sauf que de tels agissements ont déjà démontré que le risque et le danger n’étaient jamais très loin, et qu’un retour à une situation de menace était vite arrivée. C’est précisément, ce que disent actuellement les spécialistes qui préviennent vivement des nouveaux aspects du virus, leurs versions britannique et nigérian, qui commencent à faire des ravages, dans quelques régions du pays, et notamment dans la capitale, comme l’a précisé le directeur général de l’Institut pasteur d’Alger, Fawzi Derrar. Faisant état de 130 cas du variant britannique et 200 cas du variant nigérian.

En tout état de cause, il s’agit au demeurant, d’éviter de subir les affres d’une 3e vague, qui serait fatale à plus d’un titre. Il s’agit de garder l’avantage de départ, qui a permis à travers la fermeture des frontières, de gagner en maitrise sur la pandémie, en appliquant les mesures de confinement sans hésiter, lorsque les chiffres s’envolaient. Il s’agit d’éviter une explosion de cas de contamination, qui mettrait les équipes médicales à genoux, et imposerait une surcharge insupportable sur le système de santé.

Les instructions et les directives de l’Etat sont claires, le pays sera passé au peigne fin, pour dénombrer les cas et les traiter, mais le plus important traitement demeure celui du comportement des citoyens. Il est indéniable, que sans un retour à respect vigoureux des gestes barrières, et de l’application de réaménagement des mesures de confinement pour les régions à risques, c’est toute une stratégie, un aboutissement et une réussite qui seront remis en cause.

Un risque que l’Algérie ne peut se permettre de courir. Notamment par la conjoncture socio-économique actuelle. Du fait que les conséquences d’une 3e vague imposeront un rythme réduit des activités économiques et commerciales, et replongent le pays dans une espèce de léthargie forcée, qui générerait des coûts de prise en charge, pour les franges de la société, notamment des travailleurs, et des salariés.

Une situation précaire déjà vécue lors de la 2e vague de la pandémie, et qui s’est avérée presque insurmontable. Toute la problématique serait de concilier entre l’impératif de limiter les cas de contamination, de contenir la propagation du virus, et de maintenir les réformes entamées une équation difficile à équilibrer du fait que les paramètres de réussite sont indépendants, et dans le cas de faiblesse de l’un de ses facteurs, c’est toute la pyramide qui s’écroule.

Autrement dit, le défi des pouvoirs publics n’en serait que plus grand, dans la mesure ou l’aggravation de la situation sanitaire, viendra compliquer les choses, résultant de plusieurs constats d’échec de certains secteurs stratégiques, à appliquer les politiques publiques dédiées à redresser la situation économique et financière du pays.

Un enchevêtrement de circonstances qui coïncide également avec un challenge politique, celui de réussir le processus constitutionnel, visant à renouveler les institutions, et inscrire un nouveau départ, politique, économique et social. C’est dire à quel point les effets d’une 3e vague de la pandémie, pourrait faire sombrer le pays dans les abysses d’une crise multidimensionnelle âprement difficile à dépasser.

Cela étant, le risque repose sur les épaules des citoyens, et sur leurs engagements à réitérer le comportement et l’abnégation qui ont conduit à contenir la pandémie, car au final, le vaccin n’est pas le seul moyen de lutte.     

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