Front social en ébullition : Djerad réagit

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Abdelaziz Djerad, Premier ministre.

Face au front social en ébullition et la multiplication des actions de protestation et les revendications sociales, le Gouvernement a fini par réagir ce mercredi 28 avril. Ces dernières semaines, plusieurs grèves ont été observées dans différents secteurs, notamment le personnel soignant, les postiers, les agents de la Protection civile et l’éducation nationale. Tous les travailleurs de ces secteurs portent des revendications sociales dont les revendications salariales.

A l’issue de la réunion du Gouvernement qu’il a présidée aujourd’hui, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a évoquée la situation sociale. Le Premier Ministre a rappelé que « malgré les conditions économiques et financières difficiles que traverse le pays, notamment en raison des conséquences de la crise sanitaire mondiale et de ses répercussions sur la performance de l’économie nationale, les pouvoirs publics accordent une attention particulière à l’amélioration des conditions professionnelles, matérielles, et sociales des travailleurs dans divers secteurs », lit-on dans un communiqué des services du Premier ministre. »

Djerad a également souligné que « cette conjoncture difficile qui a affecté notre pays, à l’instar du reste du monde, n’a pas empêché Monsieur le Président de la République de procéder à la mise en œuvre de ses engagements envers cette catégorie, notamment à travers la décision qu’il a prise, relative à l’augmentation du salaire minimum national garanti à 20.000 dinars et l’exonération d’impôts des salaires de moins de 30.000 dinars sachant qu’il s’agit de mesures dont ont bénéficié plus de six millions de travailleurs », ajoute le même communiqué.

Et d’ajouter : « En dépit de ces efforts, il a été observé ces derniers temps une augmentation des protestations syndicales, derrière lesquelles se trouvent parfois des organisations syndicales non agréées, soulevant certaines revendications, dont  les demandeurs sont pertinemment conscients qu’elles ne sont pas réalisables, témoignant ainsi de l’état de négligence que de nombreux secteurs ont connu depuis plus de 15 ans. »

« Il convient de rappeler qu’un grand nombre de problèmes et difficultés qu’il est demandé de traiter dans le cadre de ces protestations ont déjà été abordés par Monsieur le Président de la République lors de ses différentes déclarations et dialogues avec les médias, pour lesquels il s’était engagé à œuvrer pour leur trouver des solutions appropriées, et sont même incluses au sein des engagements qu’il avait annoncés lors de son élection », indique la même source.

Et d’ajouter : « Certes, l’exercice des libertés syndicales est un droit consacré par la Constitution et garanti par la Loi, mais son exploitation abusive et arbitraire ne sera que contre-productive. L’obstination à suivre cette approche exagérée ne peut être considérée que comme une manœuvre visant à servir des objectifs clairs, même s’ils ne sont pas déclarés, visant à perturber le climat de changement que les pouvoirs publics ont initié, notamment par l’installation des nouvelles entreprises dans le cadre du projet de l’édification de l’Algérie nouvelle dans laquelle tout citoyen trouvera les conditions idoines à l’accomplissement de ses obligations et à l’exercice de ses droits. »

« Enfin, il convient de souligner que le Gouvernement s’est engagé à adopter une approche de dialogue avec les différents partenaires sociaux, il considère qu’il est le moyen optimal de conforter la paix sociale qui demeure une condition nécessaire à la réalisation de la croissance économique souhaitée », conclut le communiqué.