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Viandes rouges : L’Algérie va importer 20 000 taurillons

Le directeur général de l’Office national interprofessionnel des légumes et des viandes (ONILEV), Mohamed Kherroubi, a évoqué, dimanche, l’approvisionnement du marché national en viandes rouges durant le mois de Ramadan. En plus de la production nationale de viandes rouges, il a fait savoir qu’un peu plus de 20 000 taurillons seront importés. 

Intervenant sur les ondes de la chaînes 3, le DG de l’ONILEV a indiqué que les viandes rouges sont issues principalement de la production nationale. Il a précisé que ces viandes bovines, ovines, caprines et camelines approvisionnent le marché national avec une quantité qui avoisine les 560 000 tonnes annuellement. Pour le mois de Ramadan, il y a une production de 51 000 tonnes qui sera mise sur le marché.

« En plus de cela, il y a un appoint. Des autorisations ont été délivrées par le ministère de l’Agriculture dans le cadre des autorisations sanitaires pour l’importation d’un peu plus de 20 000 taurillons, entre taurillons d’engraissement et d’embouche, pour approvisionner le marché national en viande rouge », a fait savoir Mohamed Kherroubi, qui a rappelé l’interdiction de l’importation des viandes fraîches et congelées qui dure depuis plus de six mois.

Le DG de l’ONILEV a expliqué que l’importation de ces 20 000 taurillons permettra « aux abattoirs de fonctionner, faire de la plus value, et permettre à toute la chaîne de fonctionner le plus normalement et de mieux rentabiliser nos abattoirs et avoir de la viande halal, afin de permettre au consommateur de s’approvisionner en viande fraîche directement abattue dans nos abattoirs ».

Le même responsable a précisé que toutes les demandes d’importation ont été honorées, et d’ajouter que l’importation de ces taurillons se fera principalement d’Europe. M. Kherroubi a fait savoir que Alvial (Algérienne des viandes rouges) est également concernée par cette importation de 1000 taurillons.

Il a précisé que 3000 têtes seront abattues au niveau des abattoirs d’Alvial notamment à Hassi Bahbah (wilaya de Djelfa) pour approvisionner le marché national. Alvial a mis au point 12 points de vente pour commercialiser ses produits à des prix compétitifs, en plus d’une boucherie mobile qui va sillonner l’Algérois pour approvisionner les grands quartiers populaires.

Pour ce qui est des prix de la viande rouge, M. Kherroubi a indiqué qu’ils ne changeront pas « sensiblement ». Selon lui, le prix de revient du kilogramme dépasse les 800 dinars, en soulignant que le prix moyen de la viande rouge tourne autour de 1000 dinars le kilogramme à l’importation. « Logiquement, les prix ne vont pas changer durant ce mois de Ramadan. Et vu la disponibilité et l’approvisionnement régulier, le marché sera approvisionné de manière régulière », a-t-il estimé.

Hier, lors de la réunion du Conseil des ministres présidée par Abdelmadjid Tebboune, il a été décidé « l’autorisation, à titre exceptionnel, durant le mois de Ramadan, de l’importation des viandes congelées par les importateurs actifs dans chaque wilaya ».

Pour rappel, les importations des viandes rouges ont été gelées par les pouvoirs publics, depuis le 4ème trimestre 2020. « Cette décision rentre dans le cadre de la rationalisation des importations ainsi que l’encouragement des produits locaux et répond par la même occasion aux attentes des éleveurs et des engraisseurs qui se sentaient concurrencés par les produits importés », avait expliqué en janvier dernier le Directeur général du Commerce extérieur au ministère du Commerce, Khaled Bouchelaghem.

Le même responsable avait indiqué que le gel de ces importations permettra à l’Algérie d’économiser plus de 200 millions de dollars par an. Il avait fait savoir que les importations du pays en viandes rouges bovines avaient atteint 122 millions de dollars rien que pour les dix premiers mois de l’année 2020, dont 67,5 millions de dollars en viandes fraîches et 54,5 millions de dollars en congelée. Il a fait constater qu’il y’avait une tendance haussière de ces importations malgré la disponibilité du produit local, « ce qui va à l’encontre de l’économie nationale ».

 
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