Pétrole : L’OPEP+ maintient sa production actuelle et accorde une exception à la Russie et le Kazakhstan

Le pétrole stable avant les fêtes

« Après un long débat et des concertations qui ont duré prés de 24h, les membres de l’Opep+ ont décidé d’écarter la possibilité d’augmenter la production globale du groupe de 500.000 barils/jour, mais ont accordé une exception à la Russie et au Kazakhstan, qui peuvent augmenter leurs productions de, respectivement, 65.000 barils/jour et 10.000 barils/jour », a déclaré le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar à la presse à l’issue de la réunion.

Le ministre de l’Energie, cité par l’agence officielle APS, a expliqué que cette augmentation exceptionnelle d’un total de 75.000 barils/jour a été décidée en prenant en considération les besoins énergétiques croissants durant la période d’hiver dans ces deux pays.

Ces 75.000 barils/jour seront déduits ultérieurement des quotas de la Russie et du Kazakhstan, si l’Opep+ décide d’augmenter sa production lors des prochaines réunions.

En outre, l’Arabie saoudite s’est engagée « volontairement » à compenser cette augmentation et même d’approfondir la baisse actuelle de l’Opep+ afin de stabiliser le marché mondiale de brut.

M. Attar a salué, à cette occasion, l’initiative saoudienne, « sans laquelle il n’y aurait pas eu d’accord » et qui permettra de « maintenir l’équilibre du marché et protège les intérêts de tous les producteurs ».

Dans ce sens, le ministre a fait remarquer que cette décision qui sera annoncée officiellement par les Saoudiens durant les prochains jours, a déjà eu son impact positif sur le marché avec un prix de Brent qui a dépassé les 53 dollars le baril.

Les ministres de l’Opep+ devront tenir leur prochaine réunion mars prochain afin d’examiner les évolutions sur le marché pétrolier et discuter un éventuel ajustement des niveaux de production pour le mois d’avril.

Pour rappel, les ministres de l’Opep+ ont décidé lors de leur réunion tenue début décembre dernier, d’augmenter la production globale des 23 pays du groupe de 0,5 million de barils/jour, à partir de janvier 2021. Ainsi, le volume retiré du marché devient 7,2 millions de barils/jour contre 7,7 millions de barils/jour fin 2020.

MDI